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Recycler les vêtements : une idée rassurante… mais largement trompeuse
On entend souvent qu’on peut recycler les vêtements. Qu’il suffit de trier, de collecter, de transformer. Cette idée rassure, car elle donne l’impression que la surconsommation textile a une solution. En réalité, c’est beaucoup plus complexe que ça.
Dans les faits, une grande partie des vêtements produits aujourd’hui ne peut ni être réutilisée, ni recyclée de manière pertinente. Non pas par manque de volonté, mais parce que le textile moderne est conçu pour être vendu vite, à bas prix (pas pour durer, ni pour avoir une seconde vie).
Dans cet article, on vous propose de regarder les choses en face : pourquoi recycler les vêtements a des limites structurelles, et comment la fast fashion, et plus encore l’ultra fast fashion, les dépassent largement.
De quoi sont faits nos vêtements ?
Un vêtement n’est presque jamais une matière unique, il vous suffit de regarder l’étiquette pour vous en rendre compte.
Aujourd’hui, la majorité des pièces sont composées de mélanges de fibres : coton et polyester, polyester et élasthanne, laine et fibres synthétiques. À cela s’ajoutent des teintures, des impressions, des traitements anti-froissement, anti-taches ou anti-odeurs. Résultat : un assemblage complexe, difficile à démonter.
Or, pour recycler une matière, il faut pouvoir l’isoler, séparer les fibres, revenir à une base exploitable. Quand les matières sont mélangées, cette étape devient techniquement lourde, coûteuse et même parfois impossible.
Vous l’avez compris, le problème n’est pas le textile en soi, mais la manière dont les vêtements sont conçus.
Quand nos vêtements sont en plastique
Polyester, polyamide, acrylique… Ces fibres sont aujourd’hui omniprésentes. Elles sont peu chères, résistantes, faciles à produire en grande quantité. Mais elles sont aussi issues du pétrole…
À chaque lavage, les vêtements libèrent des microfibres plastiques invisibles à l’œil nu. Une pollution diffuse, continue, qui traverse les systèmes de filtration et se retrouve dans l’environnement.
La fast fashion a introduit le plastique dans nos vêtements. Et ce plastique ne disparaît pas : même recyclé, un vêtement synthétique continue à libérer des microfibres.


Les matières naturelles : pas le remède miracle
Face à ce constat, on se tourne souvent vers les matières dites “naturelles” : coton, laine, lin. Avec l’idée qu’elles seraient forcément plus vertueuses. La réalité est plus nuancée.
Le coton, par exemple, est extrêmement gourmand en eau et souvent cultivé avec des pesticides. À grande échelle, son impact environnemental est loin d’être neutre.
La laine, elle, dépend de systèmes d’élevage intensifs et subit de nombreux traitements chimiques avant d’arriver dans nos placards.
Et non, naturel ne veut pas dire sans impact… Le vrai problème n’est pas seulement la matière, mais les volumes produits et la logique industrielle qui les accompagne. Quand une marque d’ultra fast fashion comme Shein peut lancer plusieurs milliers de nouveaux modèles par jour, aucune matière ne peut rester soutenable.
Le tri textile a ses limites
On imagine souvent que recycler les vêtements est un processus fluide, automatisé, presque magique.
La réalité est toute autre.
Le tri textile est encore largement manuel. Il demande du temps, de l’expertise, des gestes précis, et une connaissance fine des matières. Chaque vêtement est observé, manipulé, évalué. Il vous suffit de venir visiter un de nos centres de tri pour le comprendre.

Ce travail existe, il est réel. Mais ce qui fonctionne à une certaine échelle ne fonctionne pas face aux volumes générés par la fast fashion et l’ultra fast fashion.
L’exemple du jean est parlant : dans certaines conditions, il est possible de récupérer une partie de la fibre pour fabriquer de nouveaux textiles. Mais cela reste ciblé, limité, et loin d’être généralisable.
Ces limites ont été mises en lumière dans le reportage Sur le front, présenté par Hugo Clément, consacré au tri textile et à la face cachée de nos matières, notamment le coton et la laine.
On y découvre des technologies de tri optique capables d’identifier certaines fibres grâce à des machines de très grande taille, conçues pour analyser les vêtements à grande vitesse. Ces dispositifs permettent, dans des cas bien précis, de séparer des matières et d’envisager leur réutilisation, comme pour certains jeans.
Mais le reportage montre aussi l’envers du décor : des infrastructures lourdes, des investissements colossaux et des procédés qui ne peuvent fonctionner que sur des flux homogènes et limités. Des solutions techniquement impressionnantes, mais incapables, à ce stade, d’absorber les volumes massifs générés par la fast fashion.
Pour aller plus loin : « Coton, laine : la face cachée de nos matières naturelles », Sur le front – Hugo Clément.
Tout ne peut pas être récupéré
C’est un point rarement abordé. Dans la réalité, une part importante des vêtements collectés ne trouve aucune solution pertinente.
Ils sont :
- Trop usés,
- Trop transformés,
- Trop mélangés,
- Trop fragiles.
Ce ne sont pas des vêtements “mal triés”. Ce sont des vêtements conçus sans seconde vie possible.
Cette part non valorisable existe et l’ignorer revient à entretenir l’illusion que tout peut être récupéré, à condition d’y mettre assez de bonne volonté. Le recyclage a bel et bien des limites physiques et techniques.

Fast fashion et ultra fast fashion : produire trop, trop vite
Un vêtement très peu cher n’est pas simplement un vêtement “accessible”. C’est souvent un vêtement fabriqué avec :
- Des fibres de faible qualité,
- Des mélanges complexes,
- Une durabilité minimale.
Ces choix ne sont pas anodins : ils rendent le vêtement difficile à réparer, à transmettre, à transformer. On ne fabrique pas un t-shirt à 5 euros avec des matières robustes, durables et recyclables. Ce n’est pas notre « opinion », c’est une réalité industrielle.
Et si la meilleure énergie était celle qu’on ne consomme pas ?
Prolonger la vie d’un vêtement existant reste, de loin, la solution la plus cohérente. Un vêtement déjà produit a déjà mobilisé de l’eau, de l’énergie, des terres agricoles, des ressources fossiles, du transport.
Pour le coton, par exemple, on parle de milliers de litres d’eau pour un seul jean. Réutiliser ce jean, c’est éviter de relancer tout ce cycle.
Acheter en seconde main, ce n’est pas seulement “faire un geste”. C’est :
- Eviter l’énergie nécessaire au filage, au tissage, à la teinture, à la confection, au transport.
- Eviter l’extraction de nouvelles matières premières.
- Eviter la production d’un nouveau textile.

Recycler les vêtements ne résoudra pas la fast fashion
Pouvoir recycler les vêtements est important. Il permet de récupérer une partie des matières, d’expérimenter, d’améliorer certaines pratiques. Mais il ne corrigera jamais une production massive de vêtements à faible qualité.
Le cœur du problème reste :
- La quantité produite,
- La vitesse de renouvellement,
- La durée de vie des vêtements.
Tant que l’on fabriquera autant, aussi vite, aussi mal, aucune technologie ne pourra suivre.
La vraie réponse n’est pas de mieux recycler les vêtements, mais de moins produire, de moins consommer et de faire durer plus longtemps.
Où vont vraiment vos vêtements ? On vous raconte ce qu’on fait vraiment, sans filtre
Chaque jour, vous nous confiez vos vêtements dans nos bulles. Et on sait pourquoi : vous voulez faire les choses bien. Donner une seconde vie. Éviter le gaspillage. Soutenir un modèle plus juste.
L’émission #Investigation de la RTBF a remis la filière textile sous les projecteurs et a suscité beaucoup de questions de votre part.
Alors, on a décidé de faire ce qu’on fait toujours : prendre la parole franchement. Parce que notre boulot, c’est aussi d’expliquer comment on fait les choses, et pourquoi on les fait différemment.
On a donc posé toutes vos questions à Jean-Baptiste Verjans, qui travaille chez nous depuis 14 ans et est un des gérants du réseau européen TESS GEIE. Et voici notre réalité — celle qu’on construit chaque jour, collectivement, avec nos équipes et nos partenaires.
Le parcours d’un vêtement chez Terre en 3 étapes
Pour Jean-Baptiste, le point de départ est clair : un vêtement donné dans une bulle Terre est pris en charge manuellement et qualitativement, du début à la fin.
Étape 1 : une collecte préservante
« Nos collecteurs ouvrent la bulle, mettent les vêtements qui sont en vrac dans des sacs pour les protéger, et les acheminent vers nos centres de tri. »
Cette étape est essentielle : elle évite que les vêtements ne s’abîment avant d’être triés.


Étape 2 – Un tri qualitatif dans nos centres de tri
Dans nos centres de tri d’Herstal et de Couillet, nos équipes trient pièce par pièce. L’objectif ? Trouver la meilleure seconde vie pour chaque vêtement.
- Si c’est réutilisable, parfait.
- Si ça ne l’est plus, on cherche une filière de recyclage adaptée.
- Et quand ce n’est pas possible (malheureusement, ça arrive), ça part en valorisation énergétique.
« L’objectif est de donner la meilleure seconde vie possible au vêtement, quand c’est possible. »
Étape 3 : la revente qui finance notre mission sociale
Les vêtements réutilisables sont revendus :
- Dans nos 31 magasins en Wallonie et à Bruxelles,
- Ou, pour le surplus, à nos partenaires à l’export.
Et le revenu de cette activité, on ne le cache pas : il finance la réinsertion socioprofessionnelle.
Nous créons de l’emploi durable pour des personnes éloignées du marché du travail.
« L’argent généré sert à financer notre objectif social : la réinsertion par le travail pour des personnes au départ peu qualifiées et éloignées du marché de l’emploi. »

Techniquement, on fait le même métier que d’autres acteurs de la filière. La différence réside dans :
- La finalité sociale,
- La gestion participative,
- Et la transparence des filières.
Pourquoi on exporte encore une partie des vêtements (et pourquoi ce n’est pas un problème) ?
C’est LA question du moment. Et elle est légitime.
Le reportage #Investigation met en lumière des images qui peuvent choquer et comprend votre préoccupation mais on la nuance fortement. Jean-Baptiste nous explique :
Parce que trop de vêtements réutilisables arrivent en Belgique
« En Belgique, la demande de vêtements de seconde main n’est pas suffisante par rapport à ce que nous recevons. »
Autrement dit : même en alimentant 31 magasins, Terre reçoit davantage de vêtements réutilisables qu’il n’est possible d’en écouler localement.
Parce qu’il existe une vraie demande ailleurs
« Dans certains pays d’Afrique ou d’Asie, les vêtements de seconde main européens sont très recherchés : ils sont souvent de meilleure qualité que les vêtements neufs disponibles localement. »
Ce n’est donc pas une exportation “par défaut”, mais une réponse à une demande réelle.
Parce que sans export, on détruirait de la valeur
C’est un point important, souvent ignoré :
« Si on arrêtait l’exportation, tous les vêtements réutilisables devraient être recyclés ou incinérés. On perdrait toute la valeur du vêtement. Le recyclage textile n’est pas encore prêt, pas à une échelle industrielle, et a une valeur très faible. »
Non : Terre n’envoie pas “des déchets en Afrique”
Soyons clair·e·s :
Oui, les images de décharges illégales sont réelles et montrent une vraie problématique de gestion des déchets dans certains pays.
Oui, certains acteurs exportent du textile non, où mal triés.
Mais chez nous, ce n’est pas ce qui se passe.

Jean-Baptiste précise :
« Il n’y a pas de clients qui viennent depuis 30 ans chez nous pour importer des déchets. Nos clients sont des partenaires de confiance, actifs dans leurs communautés. »
Les vêtements envoyés à l’export chez Terre sont :
- En bon état,
- Sélectionnés selon des critères stricts,
- Adaptés aux besoins du marché local,
- Conditionnés correctement,
- Vérifiés en interne et avec les clients,
- Nos partenaires qui retrient nos produits en Afrique sont suivis via un audit indépendant du réseau TESS.
Les partenariats sont durables :
« Certains clients travaillent avec nous depuis plus de 30 ans. Ils visitent nos ateliers, nous allons chez eux, on ajuste les produits selon les demandes de leur marché. »
Sur place, dans certains marchés, la « qualité Terre » est même reconnue et recherchée.
TESS GEIE : un cadre européen pour des pratiques responsables

C’est quoi TESS ?
« Un groupement européen d’entreprises d’économie sociale actives dans la collecte, le tri et la revente de vêtements. Nous sommes actifs en Italie, Espagne, France et Belgique. »
TESS GEIE permet :
- De fixer des critères communs sociaux, environnementaux et commerciaux,
- De mettre en place des audits indépendants chez les clients à l’export,
- D’échanger des bonnes pratiques,
- Et d’assurer un suivi responsable de la filière.
Des contraintes assumées
« Avoir de l’éthique, c’est des contraintes qu’on s’impose. Si un client refuse un audit ou ne change rien après un audit négatif, on doit s’en séparer. »
Qui peut être membre ?
Uniquement :
- Une association ou coopérative d’économie sociale,
- Active dans la collecte et le tri,
- Présente en Europe,
- Avec un centre de tri ou un projet de centre dans les 3 ans,
- Et un volume d’au moins 1 500 tonnes/an.
Terre est membre fondateur et très actif dans le réseau, mais :
« La force de TESS vient de la diversité des membres, pas d’un seul. »
Que faire en tant que citoyen·ne ?
On ne va pas se mentir : la filière textile est sous pression. Qualité des vêtements en baisse, saturation des bulles, dépôts sauvages non textiles, recyclage limité…
Mais on continue à défendre une conviction simple :
« La meilleure chose qu’on puisse faire pour un vêtement, c’est de prolonger sa vie. »
Donner ses vêtements chez Terre (ou chez un membre du Label Solid’R), c’est :
- Créer de l’emploi local dans l’économie sociale,
- Réduire l’impact environnemental,
- Renforcer une filière transparente et auditée,
- Et donner une véritable seconde vie aux vêtements encore en bon état.
Conclusion
Vous l’avez compris : chez Terre, on veille de près à la destination de chaque vêtement que vous nous confiez.
La maîtrise de la chaîne – collecte, tri, magasins, export vérifié – couplée à l’action du réseau européen TESS, propose un modèle où la réutilisation, la transparence et l’impact social sont mis au centre.
Prolonger la vie des vêtements reste le meilleur geste possible. Et quand on donne dans une filière qui en a fait sa raison d’être, ce geste a un impact bien plus large qu’on ne l’imagine.
Terre Factory Spa : l’incontournable de la seconde main à Spa
Il y a un an, Terre Factory Spa ouvrait ses portes au cœur de Spa. Depuis, vous êtes nombreux à découvrir cet espace entièrement dédié à la seconde main : vêtements, meubles, objets du quotidien… et, depuis peu, les électroménagers Sofie qui ont rejoint notre boutique.
L’inauguration officielle, récemment célébrée aux côtés de la Ressourcerie du Pays de Liège, a mis en lumière ce que vous constatez déjà au quotidien : un espace de plus de 850 m² où tout est pensé pour rendre la consommation plus responsable sans sacrifier le choix. Nous remercions d’ailleurs toutes les personnes qui étaient présentes à cette inauguration.

Une alternative à la surconsommation
Vous le savez, la fast fashion et l’ultra fast fashion inondent le marché mondial de vêtements à bas prix, souvent fragiles et de qualité médiocre. Cette surproduction génère des montagnes de déchets et rend plus difficile le réemploi des textiles collectés. On a récemment rédigé tout un article à ce sujet, on vous invite à le consulter.
Pour nous, ces défis sont bien réels. Ils nous obligent à être plus rigoureux dans la sélection et le tri des articles, pour maintenir notre impact environnemental et social positif. Malgré ces contraintes, nous réussissons à réutiliser 59 % des textiles collectés et à recycler 25 % du reste.

Une surface XXL dédiée à la seconde main
Chez Terre Factory Spa, nous avons conçu chaque espace pour que votre visite soit agréable et efficace. Que vous souhaitiez parcourir nos rayons à la recherche d’un vêtement unique, d’un meuble ou d’un électroménager fonctionnel, tout est organisé pour que vous trouviez facilement ce dont vous avez besoin.
Vous y trouverez :
- Des vêtements récents ou vintage, soigneusement triés par catégorie pour faciliter votre expérience.
- Des meubles et objets de décoration, mis en valeur pour vous inspirer dans vos aménagements.
- Des électroménagers fonctionnels, testés et prêts à l’usage, grâce à l’arrivée de Sofie parmi nos partenaires.
Chaque produit est valorisé et préparé avec soin pour repartir directement chez vous, prêt à être utilisé et apprécié.
Un partenariat qui fait la différence
Terre Factory Spa est le fruit d’une collaboration entre Terre ASBL et la Ressourcerie du Pays de Liège. Nous combinons nos expertises pour vous offrir un magasin unique.
- Terre ASBL apporte son savoir-faire dans le tri et la réutilisation locale des textiles, veillant à ce que vos vêtements trouvent une seconde vie de qualité.
- La Ressourcerie du Pays de Liège se charge de la récupération, de la remise en état et de la valorisation des meubles et objets du quotidien.
Depuis peu, Sofie a rejoint la boutique avec ses électroménagers, ce qui nous permet de vous proposer une offre encore plus complète et cohérente, pour que vous puissiez trouver tout ce dont vous avez besoin dans un même lieu.

Au-delà de la boutique : un engagement concret
En choisissant Terre Factory Spa, vous soutenez plus qu’un magasin. Vous participez à :
- La réduction des déchets textiles et ménagers en donnant une seconde vie aux objets.
- La création d’emplois locaux, grâce à la collecte, au tri et à la remise en état des articles.
- La sensibilisation à une consommation responsable, en montrant que chaque geste compte.
Chaque visite est une contribution concrète à l’économie circulaire et à un mode de consommation plus réfléchi.
Venez découvrir Terre Factory Spa
Si vous n’avez pas encore franchi nos portes, nous vous invitons à venir découvrir Terre Factory Spa. Que vous cherchiez à compléter votre garde-robe, à redécorer votre intérieur ou à équiper votre maison, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin dans un espace organisé et accueillant.
Rendez-vous du lundi au samedi, de 9h30 à 18h Avenue Reine Astrid 71 à Spa.
L’impact de la fast fashion sur Terre asbl et les acteurs du réemploi textile
L’info ne vous a pas échappé, le secteur du réemploi textile traverse une crise importante. Depuis plusieurs mois, les bulles textiles pleines et les dépôts sauvages se multiplient. Chez Terre asbl, nous collectons toujours autant, et nos équipes restent présentes sur le terrain comme avant la crise. Mais les collectes s’accumulent, les centres de tri saturent. Derrière cette crise du réemploi textile, il y a bien sûr des raisons structurelles : inflation, collecte sélective, aide financière qui tarde à arriver. Mais il y a aussi un acteur silencieux, dont les conséquences se font sentir chaque jour un peu plus : la fast fashion, et pire encore, l’ultra fast fashion.
La fast fashion, c’est quoi exactement ?
Replantons le cadre. Zara, H&M, Primark… Tout le monde connaît ces enseignes qui proposent des vêtements tendance à petit prix. C’est ce qu’on appelle la fast fashion : une mode rapide, bon marché, produite en masse pour suivre des collections qui changent toutes les 4 à 6 semaines. Récemment, un nouveau niveau a été franchi avec des entreprises comme Shein ou Temu, capables de proposer des MILLIERS de nouvelles références chaque jour, à des prix dérisoirement bas. Bienvenue dans l’« ultra fast fashion ».
Ces modèles reposent sur la surproduction, la surconsommation et l’obsolescence programmée des goûts. Résultat : on achète plus, plus souvent, et on se débarrasse plus vite (beaucoup plus vite).
Des vêtements jetables
Le problème n’est pas seulement moral ou environnemental. Chez Terre asbl, nous vivons chaque jour les conséquences directes de ces habitudes de consommation. Nos bulles sont de plus en plus remplies de vêtements de très faible qualité, parfois portés une seule fois, parfois jamais. Et si les prix bas attirent, la qualité ne suit pas.
Beaucoup de ces textiles ne peuvent pas être revendus en seconde main :
- Coutures fragiles, tissus qui boulochent, teintures qui passent,
- Vêtements déformés après un ou deux lavages.
Quand on dit que la fast fashion nuit à la filière du réemploi, ce n’est pas un jugement, c’est un fait vérifié au quotidien.

Le cadre légal complique les choses
Depuis le 1er janvier 2025, la collecte sélective des textiles est obligatoire. En pratique, cela signifie que tous les textiles doivent être triés séparément des déchets ménagers. Une bonne idée en soi, mais mise en place sans concertation et sans moyens supplémentaires pour les acteurs de terrain comme Terre asbl. En d’autres termes, Terre asbl n’a pas été mandaté pour reprendre les textiles abîmés, et pire, il nous est imposé de les reprendre, sans contrepartie financière.
Depuis le 17/07 des mesures ont bien été adoptée par le gouvernement wallon (on vous l’explique dans notre précédent article) mais nous ne savons toujours pas quand elle sera effective et quand nous recevrons l’aide.
Conséquence directe : encore plus de volume à collecter, encore moins de possibilités de valoriser. Car oui, nous le rappelons : une bulle textile n’est pas une poubelle. Tous les vêtements ne sont pas valorisables. Et non, nous ne réparons pas les chaussures trouées ou les jeans déchirés.
Une filière solidaire en péril
Quand un vêtement déposé dans la bulle est encore en bon état, il peut être trié, présenté en magasin, puis vendu au juste prix. Cela permet de financer toute la chaîne : les collecteurs, les trieurs, les vendeurs, les livreurs… Tous les postes qui font vivre plus de 250 personnes chez Terre, dont la majorité en parcours d’insertion socio professionnelle (…et non, au cas où la question se poserait encore : aucun poste n’est occupé par des bénévoles chez Terre asbl).
Mais, quand la moitié des dons ne sont pas valorisables ? Quand 20% de ce qu’on collecte est du déchet ? Quand les matières sont trop fragiles pour trouver preneur ? Ce modèle est mis à mal.
Prendre conscience de l’impact de la fast fashion
Notre but n’est pas de culpabiliser les consommateurs. Le vêtement est une nécessité, et tout le monde n’a pas les moyens d’acheter de manière responsable. Mais, il est essentiel d’être conscient des conséquences de ses choix, et de faire au mieux avec ce qu’on peut. Acheter une pièce à 2€ qu’on ne portera jamais, ce n’est pas une bonne affaire. C’est un coût pour la planète, pour les acteurs du réemploi et pour VOUS.
On comprend le besoin de s’habiller à moindre coût. Mais avez-vous déjà fait le calcul ? Mieux vaut parfois investir quelques euros de plus dans un vêtement de qualité (même de seconde main !), qui durera des années, plutôt que d’acheter une pièce à usage unique à 5€, qui finira abîmée après une seule utilisation.
Et la fast fashion dans nos boutiques ?
Soyons transparents : oui, il arrive aussi de trouver des vêtements issus de la fast fashion dans nos rayons. Pourquoi ? Parce que nous travaillons avec ce que vous nous donnez. Jeter des pièces encore en bon état n’aurait aucun sens, ni sur le plan écologique, ni sur le plan social. Si un vêtement de fast fashion est propre, portable et recherché par nos clients, il a toute sa place en magasin. Notre rôle n’est pas de juger la marque inscrite sur l’étiquette, mais de prolonger la durée de vie du textile et d’éviter qu’il ne devienne un déchet prématuré.
Que pouvez-vous faire, concrètement ?
Voici quelques gestes simples pour réduire l’impact de votre garde-robe sur la filière du réemploi et sur l’environnement :
- Achetez moins, mais mieux. Privilégiez la qualité et les matières durables. Posez-vous la question « est-ce vraiment un vêtement que je vais porter plus de 10 fois ? »
- Allongez la durée de vie de vos vêtements. Lavez à basse température, réparez, customisez.
- Favorisez la seconde main. Que ce soit dans nos boutiques Terre asbl ou ailleurs, vous trouverez des pièces uniques, accessibles, et souvent de meilleure qualité.
- Donnez avec conscience. Un bon don, c’est un vêtement propre, sec, en bon état, déposé dans un sac fermé. Si la bulle est pleine, gardez votre sac chez vous et attendez qu’elle soit vidée.
- Sensibilisez autour de vous. Parlez-en à vos proches, partagez nos publications, venez visiter notre centre de tri pour comprendre concrètement notre réalité.
Ensemble, nous DEVONS changer notre façon de consommer : chaque vêtement qui dure un peu plus longtemps est une victoire pour la planète, pour le réemploi, et pour l’emploi local.
Crise du réemploi textile : pourquoi notre modèle est en danger
Nous répondons à vos questions !
Que faire de mes vêtements abîmés ?
Si vos vêtements sont abîmés et que vous souhaitez les déposer dans une bulle, référez-vous à ce qui est inscrit dessus avant de sauter le pas.
Pour rappel : nous acceptons DANS UN SAC FERMÉ :
- Les vêtements propres
- La maroquinerie
- Les chaussures PAR PAIRE ET LIÉES ENTRE ELLES
- La lingerie et du linge de maison.
Ce que nous n’acceptons pas dans la bulle :
- Les vêtements déchirés, sales ou mouillés
- Les chiffons
- Les chaussures dépareillées
- Les bottes en plastique
- Les coussins & édredons
- Les déchets de couture
- Tout autre déchet.
En résumé, si votre vêtement est déchiré, sale ou mouillé, ne le mettez pas dans la bulle. Nous acceptons uniquement les vêtements légèrement abîmés (exemple : petit trou).
Pour rappel : nous collectons vos DONS et ils doivent être en bon état pour que nous puissions les réutiliser.
Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas un don mais un déchet… Et les déchets ne vont pas dans nos bulles !
Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet
Que deviennent les textiles abîmés collectés ?
En temps normal, les textiles abîmés collectés qui ne sont ni déchirés, mouillés ou sales sont divisés par type de matière et ensuite recyclés chez nos partenaires. Comme nous sommes dans une période de crise tant la quantité de vêtements collectés est importante*, nos partenaires recycleurs ne sont plus en mesure de reprendre ce volume.
* le citoyen est passé de 14kg de vêtements consommés à 19 en quelques années !
Nous voulons absolument éviter l’incinération, ces vêtements restent donc stockés à notre dépôt en attente d’une solution… Et nos dépôts débordent 🙁
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Pourquoi les bulles débordent ?
Plusieurs facteurs expliquent que nos bulles débordent :
- On retrouve de plus en plus de déchets textiles dans nos bulles : avec la directive du 1er janvier 2025 sur l’obligation de collecte sélective des textiles, nous nous retrouvons à collecter des textiles qu’on ne pourra pas revaloriser.
- La surconsommation : ces dernières années, on est passé de 14kg à 19kg de vêtements par personne. Cette hausse de consommation notamment due à la fast fashion, se retrouve également dans nos bulles et on ne peut pas absorber une telle quantité.
- Les déchets hors textile : dans nos bulles, nous trouvons du textile mais pas que… D’autres types de déchets ménagers s’y trouvent aussi et nous sommes obligés de les collecter, les trier et les éliminer !
Toutes ces raisons font que nos bulles se remplissent de choses qu’on ne peut pas revaloriser, pire : on doit débourser pour s’en débarrasser !
Nos bulles sont là pour collecter vos dons textiles de qualité, ce n’est pas une poubelle à déchets !
- Vous êtes témoin d’une bulle qui déborde : signalez-le ici
Pourquoi ne collectez-vous pas plus ?
Petit point sur nos collectes :
Premièrement, la collecte de vos sacs de vêtements est GRATUITE. En effet, ce service de collecte, vous ne le payez pas contrairement aux autres !
Deuxièmement, la collecte textile, c’est 25 véhicules qui roulent tous les jours avec 50 collecteurs.
Toutes les bulles sont vidées au moins une fois par semaine, certaines le sont plusieurs fois sur la semaine !
Notre fréquence de collecte n’a pas diminué, c’est celle du dépôt de vêtements qui a augmenté !
Si on ne collecte pas davantage, c’est pour deux raisons :
- Nous n’avons pas l’espace pour stocker plus de vêtements : le problème n’est pas l’entrée de textile mais bien la sortie qui est, pour le moment, compliquée voire impossible. Ce surplus en attente d’évacuation est donc présent chez nous et occupe notre stock.
- Nous n’avons pas les moyens financiers et humains pour collecter plus avec la crise que nous traversons : nous avons déjà des équipes de tri supplémentaires le samedi et en soirée.
Pour ces raisons et en attendant la mise en place de la Responsabilité Élargie des Producteurs pour nous aider à couvrir les coûts (prévue au mieux pour 2028), nous sommes obligés de maintenir la fréquence de collectes telle quelle pour le moment.
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Pourquoi retirez-vous des bulles ?
Nous retirons ou déplaçons des bulles à cause de dépôts sauvages.
La mission de nos collecteurs n’est pas de reprendre des matelas, des sacs éventrés avec des vêtements abîmés donc non-réutilisables ou encore toute autre sorte de déchet.
Rappelons également que les communes doivent faire face à ce manque de propreté sur leur territoire.
Dès lors, pour les bulles où on constate des dérives : celles-ci sont soit retirées, soit simplement déplacées dans un lieu moins propice aux dépôts sauvages.
Trouvez une bulle à vêtements près de chez vous.
Puis-je venir déposer mes sacs directement chez Terre ?
Il est possible de venir déposer vos sacs de vêtements de qualité dans les bulles se situant DEVANT les centres de tri de Herstal et Couillet. Cependant, il n’est pas possible de rentrer directement dans le centre, pour des raisons évidentes de sécurité !
Sachez que ces bulles sont vidées quotidiennement.
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Pourquoi ne pas faire appel à du bénévolat ?
Ce n’est pas envisageable car nous n’avons pas les infrastructures pour accueillir et encadrer le bénévolat.
Découvrez l’envers du décor pour comprendre pourquoi il serait impossible de faire du bénévolat chez Terre ASBL. Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.
Que puis-je faire en tant que citoyen pour aider ?
- Mettez dans la bulle uniquement ce qu’on peut collecter (voir autocollant sur la bulle) ;
- Ne déposez rien à côté d’une bulle pleine ;
- Si une bulle est pleine, patientez et gardez vos vêtements jusqu’à ce qu’elle soit vidée ;
- Plus largement, venez acheter dans nos boutiques de seconde main : vous aiderez à désengorger le centre de tri, à réduire la surconsommation et vous soutiendrez notre action !
Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.
Que mettez-vous en place pour sortir de la crise ?
Plusieurs choses ont été mise en place pour faire face à cette crise :
- Nous collaborons étroitement avec les communes pour améliorer nos collectes ;
- Nous avons déployé des équipes de tri supplémentaires le soir et les samedis.
Les demandes qui ont été faites aux politiques et pour lesquelles, nous attendons :
- Mise à disposition d’entrepôts pour agrandir notre capacité de stockage ;
- Aide à l’incinération des déchets non-textiles ;
- Avance de financement sur la REP (Responsabilité Élargie des Producteurs) ;
- Mise en place de la REP qui n’arrivera qu’à partir de 2028 au mieux !
Cette situation n’est pas propre à Terre asbl mais touche malheureusement tous les acteurs similaires en Europe, dont plusieurs ont déjà fait faillite 🙁
Si ce n’est pas ce que vous désirez pour Terre, que vous voulez continuer à faire don de vos vêtements de qualité, vous rendre dans nos boutiques et enfin, permettre à des personnes de se réinsérer socio-professionnellement, soutenez nos actions !
Le secteur du réemploi textile traverse une crise profonde
Terre asbl, Les Petits Riens et Oxfam tirent la sonnette d’alarme : c’est tout un modèle d’économie sociale, local et circulaire, qui risque de s’effondrer si rien ne change.
Chez Terre asbl, nous collectons, trions, réutilisons et vendons des textiles depuis plus de 75 ans. Ce que nous défendons, c’est bien plus qu’un vêtement : c’est un emploi local, un accompagnement socioprofessionnel, une économie qui prend soin de l’humain et de l’environnement.


1. Un modèle social et environnemental sous haute tension
Depuis fin 2022, la situation s’est fortement dégradée. Les recettes liées à la vente de vêtements de seconde main ont chuté, tandis que les coûts explosent : énergie, transport, personnel qualifié, infrastructures, élimination des déchets…
Les structures sociales de réemploi comme la nôtre peinent à maintenir leur activité à flot.

2. La fast fashion : du vêtement jetable à la poubelle textile
Autre facteur aggravant : la montée en puissance de la fast fashion. Ce modèle économique basé sur une production massive de vêtements à bas coût pousse à la surconsommation.
Résultat : des vêtements portés quelques fois, puis jetés ou donnés. Or, ces pièces de mauvaise qualité sont difficilement valorisables en seconde main. Elles inondent nos bulles, mais n’ont aucune valeur sur le marché.

3. L’arrivée de la collecte sélective : une bonne intention, un lourd fardeau
Depuis le 1er janvier 2025, la collecte sélective des textiles est devenue obligatoire en Belgique. Cette directive européenne vise à améliorer la gestion des déchets et à augmenter la part de textiles réutilisés ou recyclés. Sur le principe, c’est une avancée écologique majeure.
Mais sur le terrain, la réalité est plus complexe. La mise en œuvre de cette obligation implique une logistique plus lourde pour continuer à maintenir un service optimal : bulles à vider beaucoup plus fréquemment, plus de chauffeurs, plus de camions, tri plus long…
« On est passé du statut de structure qui collectait des dons de vêtements à celui d’opérateur de collecte de déchets », résume Franck Kerckhof – Fédération Ressources.
Nos centres de tri sont à bout de souffle. Une directive ambitieuse, mais sans financement adéquat, devient vite un fardeau. Les coûts s’envolent, les recettes ne suivent pas. Ce déséquilibre fragilise l’ensemble de la filière du réemploi textile.
Notre appel urgent :
un plan d’action pour sauver le secteur
Pour résoudre cette crise sans précédent, nous, acteurs du réemploi, proposons un plan d’action clair :
- Prioriser le réemploi local : s’aligner sur le principe de proximité et la hiérarchie des déchets ;
- Responsabiliser les producteurs : leurs contributions financières aux systèmes de REP doivent couvrir adéquatement les coûts de collecte, de tri et de préparation en vue du réemploi, du recyclage ou de l’incinération ;
- Un financement transitoire immédiat : « Il est aujourd’hui impératif que les Régions mettent en œuvre urgemment un financement transitoire pour la filière des textiles usagés. C’est vital pour les entreprises à but social tel que Terre asbl, Les Petits Riens et Oxfam Belgique et leurs travailleurs et travailleuses. C’est aussi dans l’intérêt de nos partenaires historiques, les communes et la population. Si nous n’avons pas le monopole du cœur, nous ne sommes pas non plus les kleenex des producteurs-pollueurs« , mentionne François Malaise, Président du groupe Terre.
Un mécanisme de financement provisoire est nécessaire pour soutenir le secteur jusqu’à ce que les systèmes de REP soient opérationnels. La seule solution pour sauver le réemploi des textiles est la mise en place de financements régionaux transitoires pour les entreprises sociales et circulaires dès 2025, avec effet rétroactif. Le secteur demande un financement de 206€ par tonne collectée.
- Ce n’est pas un simple creux passager, nous avons besoin de l’aide des Régions.
Comme le souligne François Malaise, Président du groupe Terre : « Nous ne pouvons à la fois nous battre contre les oligarques de la fast-fashion qui nous inondent en toute impunité de vêtements neufs mais dégueulasses ; maintenir une position concurrentielle sur nos marchés dérégulés par les crises mondiales ; ou encore subir une directive européenne vertueuse mais dénuée de moyens pour l’exécuter. »
Votre rôle est essentiel
Alors, que faire en tant que citoyen ? La réponse est simple : continuer à agir, mais avec conscience.
- Donnez mieux : des vêtements propres, en bon état, réutilisables.
- Ne déposez pas vos dons à côté de la bulle lorsque celle-ci est pleine.
- Achetez en seconde main, dans nos boutiques. Chaque achat est un soutien direct à notre modèle.
- Soutenez activement les acteurs du réemploi : parlez-en autour de vous, partagez l’information pour faire connaître la réalité du secteur et peser dans le débat public. Votre voix compte !
Un avenir à préserver
Le secteur du réemploi textile, ce ne sont pas que des vêtements : ce sont des emplois d’insertion, des projets solidaires, des gestes concrets pour la planète. Il est encore temps d’agir pour préserver ce modèle.
Mais le temps presse. Si rien ne bouge, certaines structures n’auront plus les moyens de continuer. Ensemble, faisons du bruit pour que ce modèle ne soit pas sacrifié.

UPDATE 17/07/2025
La Wallonie se mobilise pour le secteur du réemploi textile
Sous l’impulsion du Ministre Yves Coppieters, le gouvernement wallon a adopté jeudi 17 juillet un ensemble de mesures pour soutenir la filière de la collecte et du tri des textiles, en grande difficulté depuis plusieurs mois.
Face à cette situation critique, la Commission européenne a reconnu l’ampleur du problème et appelle les États membres à mettre en place des mécanismes de soutien concrets. Pour ce faire, plusieurs axes de travail liés au textile ont été décidés en gouvernement wallon dans une stratégie globale de soutien au secteur. En effet, si ce dernier ne peut plus prendre en charge la collecte des textiles usagés, les intercommunales de gestion des déchets devraient prendre le relais – un coût estimé à 7.200.000 €.
Les mesures prises par le Gouvernement wallon :
- Une subvention exceptionnelle de 250 000 euros pour renforcer les capacités de stockage face à l’augmentation de textiles usagés durant un an, à destination de l’ASBL Terre ;
- Une compensation annuelle de 151 euros par tonne triée, en complément du soutien existant de 400 euros à la tonne réemployée ;
- L’exonération de la taxe sur l’incinération des déchets textiles ultimes issus de la collecte sélective opérée par les entreprises de l’économie sociale actives dans la seconde main ;
- La mise en œuvre progressive d’un régime de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) textile, attendu courant 2028 ;
- Une campagne de communication pour encourager les bons gestes de tri, ce qui limitera la présence de textiles souillés non valorisables dans la collecte.
Il est maintenant URGENT d’accélérer la mise en place de ces différentes aides et d’une Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) qui soit à la fois fonctionnelle et proportionnée aux coûts réels de la collecte et du traitement des textiles.
Nouvelle adresse : votre magasin de seconde main débarque à Hornu !
Notre magasin de seconde main Terre Factory de Jemappes fait ses cartons… mais pas pour très loin. Direction Hornu, à quelques kilomètres seulement, pour une nouvelle aventure pleine de style et de bonnes affaires.
Pas de panique : on garde notre ADN, notre tri manuel, nos portants remplis de pièces uniques, et notre volonté de prouver que la seconde main est bien plus qu’un plan B.
Pourquoi votre magasin de seconde main déménage à Hornu ?
Parce qu’on vous connaît : quand vous venez dans un magasin Terre, vous cherchez des vêtements bien triés, une boutique où il fait bon fouiller, et un accès simple. Alors, on a tout misé là-dessus. Si la boutique Terre Factory de Jemappes a changé d’adresse, c’est pour vous proposer :
- Un espace plus fonctionnel, plus lumineux, plus agréable pour flâner entre deux portants.
- Un accès plus simple, avec un parking plus pratique (650 places, rien que ça !).
- Une situation idéale dans le Shopping Hornu, à deux pas des autres commerces que vous fréquentez déjà (oui, on vous facilite la vie)
Bref, on s’est dit qu’on pouvait faire mieux. Et que vous méritiez mieux.

Que trouve-t-on dans le magasin de seconde main Terre Factory à Hornu ?
On vous rassure, vous trouverez toujours les mêmes articles de seconde main à petits prix que vous aimez tant. De quoi (re)faire sa garde-robe avec beaucoup de style. Vêtements femme, homme, enfant, accessoires, sacs, chaussures… Le tout rigoureusement trié, préparé et étiqueté à la main par nos équipes.
Parmi les trésors à dénicher :
- Des basiques de qualité à prix mini
- Des vêtements de marques ou de luxe
- Des accessoires tendances
- Des essentiels de saison (robes d’été, vestes mi-saison, pulls chauds…)
- Et parfois, des pépites que même nous, on n’arrive pas à oublier après les avoir mises en rayon
Vos témoignages
Parce qu’on n’est pas les seuls à parler bien de nos boutiques (heureusement), on vous partage quelques témoignages de client·e·s qui font vivre Terre au quotidien :
« Je suis très contente de tous les achats que j’ai effectué, vêtements dans un état impeccable beaucoup de choix à très bas prix je recommande à beaucoup de personnes qui pourront trouver le bonheur, il suffit de fouiller un peu et on ressort content » — Jeannine
« Magasin très bien rangé et organisé où l’on peut trouver quelques petites merveilles uniques ! Et les vendeuses sont super chouette ! Je recommande 😉 » — Fatima
« Super soldes, deux vestons, 4 chemises et un nœud papillon pour 50,50 euros.. Merci pour l’accueil. » – Patrick
Choisissez la seconde main
Vous le savez : l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Acheter un t-shirt neuf, c’est 2 700 litres d’eau (l’équivalent de 70 douches), des kilomètres de transport et une montagne de déchets à la clé.
À l’inverse, acheter une pièce en seconde main, c’est :
- Réduire son empreinte carbone
- Soutenir une économie sociale et solidaire
- Encourager une autre façon de consommer
Et chez Terre, c’est aussi soutenir la création d’emplois locaux et durables, dans nos centres de tri, nos magasins, nos équipes de collecte… D’ailleurs, si connaître le parcours d’un vêtement chez Terre asbl vous intéresse, lisez notre article.

Terre Factory Hornu : infos pratiques
- Nouvelle adresse : Rue de Mons 280, 7301 Boussu
- Horaires : Lundi au samedi : 9h30 → 18h00
- Paiement en cash ou électronique
- 650 places de parking à proximité
Et si on se retrouvait à Hornu ?
Que vous soyez fidèle client·e depuis Jemappes ou que vous découvriez Terre pour la première fois, on vous attend à Hornu pour fêter ce nouveau départ avec vous.
À très vite dans votre magasin de seconde main à Hornu. Retrouvez aussi l’ensemble de nos magasins sur notre site.
Vous cherchez le conteneur à vêtements le plus proche ?
On y pense tous. Ce sac de fringues qui traîne dans l’entrée depuis deux semaines. Vous aviez promis de faire le tri, et vous l’avez fait (bravo !), mais maintenant ? Trouver le conteneur à vêtements le plus proche devient la mission du jour.
Et si on vous disait que ce simple geste pouvait avoir plus d’impact que vous ne l’imaginez ? Bien plus qu’un grand « débarras » pour vous, c’est un acte concret pour l’environnement, l’emploi local, et une consommation plus responsable. Et vu la crise que traverse le secteur en ce moment, chaque don de qualité compte. On vous explique pourquoi.
Pourquoi donner vos vêtements dans le conteneur à vêtements le plus proche ?
C’est simple : vos vêtements valent plus que vous ne le pensez. Et pas seulement pour Terre asbl.
Chaque année, en Belgique, des milliers de tonnes de textiles finissent incinérées alors qu’elles pourraient être réutilisées ou recyclées. Donner vos vêtements dans une bulle à textiles Terre, c’est participer à une chaîne vertueuse qui crée de l’emploi local, limite les déchets et soutient l’économie sociale.
On en parle souvent, on le répète beaucoup, et pourtant… il reste encore pas mal de malentendus. Ce geste a plus de valeur qu’on ne le pense, et le travail de collecte, de tri, de valorisation mérite d’être respecté. Chaque geste compte, surtout aujourd’hui.

Comment trouver le conteneur Terre le plus proche ?
Pas besoin de sillonner les rues au hasard, on vous facilite la vie :
👉 Direction notre carte interactive où sont répertoriées plus de 2500 bulles : entrez votre code postal et hop, tous les points de collecte s’affichent. Vous en croiserez sûrement un près d’une grande surface, près d’une école ou dans votre quartier.
👉 Parfois, on collabore avec des partenaires comme ZEB ou Lola&Liza qui organisent des collectes temporaires avec bon d’achat à la clé.
Bref : le conteneur à vêtements le plus proche est sûrement à deux rues de chez vous. Et maintenant, vous n’avez plus d’excuse.
Ce que vous pouvez mettre (ou pas) dans une bulle textile
On le répétera toujours : une bulle textile n’est pas une poubelle. Ce qu’on peut y donner ? Ce qui peut encore servir ou être valorisé.
Voici votre checklist :
✅ On accepte :
- Vêtements propres et secs
- Chaussures (liées par paire)
- Maroquinerie
- Accessoires de mode
- Linge de maison (draps, serviettes, nappes)
❌ On refuse :
- Vêtements âbimés et mouillés
- Jouets
- Appareils électroniques
- Tout objet non textile
- Tout type de déchets (on a même déjà retrouvé des déchets verts…)
Il faut encore le dire : une bulle textile n’est pas une poubelle. Franchement ? Vous seriez surpris (et un peu écoeuré·e) de ce qu’on a déjà trouvé dans les bulles.
Derrière chaque bulle, il y a des équipes : respecter les consignes, c’est aussi respecter le travail de nos collègues de la collecte et du tri, qui affrontent chaque jour des dépôts parfois insalubres.
Ces erreurs de tri nous coûtent du temps, de l’argent… et parfois même la santé. Pire : chaque dépôt sauvage autour d’un conteneur peut vous valoir une amende. Alors, s’il vous plaît, jouez le jeu jusqu’au bout et respectez les règles de tri.
Les bons gestes avant de donner
Ce n’est pas compliqué, mais ça change tout pour nous :
- Utilisez un sac solide et bien fermé – Pas de sacs percés qui se vident dans la bulle.
- Vérifiez les poches – On retrouve encore trop souvent clés, cartes bancaires… Une fois le sac dans la bulle, il devient quasi impossible de récupérer quoi que ce soit.
- Attendez si la bulle est pleine, gardez les sacs chez vous – Et prévenez-nous au 04/240.58.58 ou à info@terre.be. On interviendra rapidement.
Le parcours de vos vêtements : que deviennent-ils vraiment ?
Une fois collectés, vos dons sont acheminés dans l’un de nos deux centres de tri à Herstal ou à Couillet. Là, tout est trié à la main, pièce par pièce.
- Les vêtements en bon état sont redirigés vers nos boutiques de seconde main.
- Ceux qui sont abîmés mais valorisables seront transformés : chiffons industriels, matière première pour l’upcycling, etc.
- Ceux qui sont trop endommagés pour être réutilisés ou recyclés sont éliminés, à nos frais.
Chaque vêtement correctement déposé, c’est une chance de plus de le faire revivre, d’éviter le gaspillage, de créer un emploi utile. Et vous y êtes pour beaucoup. Lisez notre article dédié au parcours de votre vêtement pour en savoir plus.
Un petit don, un grand impact
En tapant « conteneur à vêtements le plus proche« , vous pensiez juste vous débarrasser de vos textiles ? En réalité :
- Vous gagnez de la place.
- Vous donnez une seconde vie à vos vêtements.
- Vous soutenez l’emploi social.
Alors, on y va ?
- Localisez le conteneur le plus proche ici.
- Partagez cet article pour rappeler que les bons gestes sont souvent les plus simples.
Top 10 des pièces intemporelles à shopper en friperie
Entre les tendances TikTok à tout va, les collections capsules toutes les deux semaines et les fringues qui se déchirent au bout de trois lavages… Stop. Il est temps de dire non à la fast fashion et de faire place à la friperie.
On vous a listé 10 pièces intemporelles à traquer en friperie pour homme, dame et enfant. Des classiques qui résistent aux années, aux saisons et aux diktats de la mode. Bref, la base pour une garde-robe stylée au fil des saisons (et des années !).
1. Le jean Levi’s
S’il ne fallait en choisir qu’un, ce serait celui-là. Le jean Levi’s, et en particulier les modèles 501, 505 et 511, est une valeur sûre. Coupe droite, tissu résistant, allure vintage : il a tout pour plaire. En friperie, vous pouvez souvent mettre la main sur des pièces anciennes, faites aux États-Unis, qui tiennent des dizaines d’années sans bouger.
- Conseil style pour vous mesdames : fouillez aussi du côté homme, vous pourriez tomber sur une perle.
2. Le trench beige
Élégant, fonctionnel et indémodable, le trench beige fait partie des indispensables du dressing. Notre avis ? Les modèles vintages ont ce petit quelque chose en plus – coupe parfaite, belle matière, finition soignée. Bonus si vous mettez la main sur un trench Burberry vintage (oui, oui, on en a déjà vu dans nos boutiques, ils sont même partis très vite !).
3. La veste en cuir
La veste en cuir, c’est la pièce qui ne triche pas. Motard, blazer, bomber, coupe ajustée ou loose : elle existe en mille versions. Et contrairement à ce qu’on croit, elle se trouve encore facilement en boutique de seconde main, pour peu qu’on fouille un peu.
- Notre conseil : essayez plusieurs tailles et coupes. Une coupe cintrée fait rock chic, une coupe droite en mode 80’s donne du charisme.
4. La chemise en jean
La chemise en jean s’adapte à presque toutes les tenues. Elle peut se porter ouverte sur un t-shirt, boutonnée jusqu’en haut pour un style plus soigné, ou même nouée à la taille. En friperie, on en trouve dans différentes coupes : droite, oversize, cintrée, avec ou sans poches, en denim clair ou foncé. Pour les femmes, une version légèrement ample se marie bien avec une jupe ou un pantalon taille haute. Du côté homme, les modèles avec col rigide ou boutons pression fonctionnent bien pour un look décontracté. Et pour les enfants, elle remplace facilement un petit gilet à la mi-saison.
- Conseil : privilégiez les matières épaisses et les coutures solides, surtout aux épaules et aux poignets. Si la taille ne vous semble pas idéale, pensez au potentiel de superposition ou au look oversize, qui convient à toutes les morphologies.
5. Le pull en maille
Qu’il soit en laine ou en cachemire, un pull en maille de qualité est un incontournable. Les friperies regorgent de pulls vintages bien coupés, souvent fabriqués en Europe, qui tiennent chaud tout l’hiver. Préférez les modèles unis ou avec des motifs discrets pour pouvoir les porter longtemps. Les motifs, c’est sympa, ça donne du peps mais disons-le, on a tendance à plus rapidement s’en lasser.
- Notre conseil : si la coupe est un peu large ou que les manches sont longues, ne passez pas votre tour : retroussé ou rentré dans la ceinture, le pull oversize fonctionne très bien.
6. La ceinture en cuir
On l’enfile sans y penser pour serrer le pantalon, et pourtant, elle peut transformer une tenue. La ceinture en cuir est un basique à avoir sous la main. En friperie, le choix ne manque pas : couleur, taille, boucle… Fini d’utiliser la ceinture juste pour adapter la taille de votre pantalon, utilisez-la comme un véritable accessoire. Elle structure une robe, accompagne un jean, souligne une taille. Une seule pièce, des dizaines de façons de la porter.
- Notre conseil : prenez le temps d’essayer. Une ceinture peut se porter à la taille ou sur les hanches, et un modèle large dans le rayon homme peut très bien faire l’affaire. C’est en testant qu’on trouve celle qui tombera juste.
7. La veste en jean
Comme le jean Levi’s, la veste en denim est une pièce caméléon. Elle donne une touche décontractée à n’importe quelle tenue. Cherchez les modèles anciens, avec une coupe légèrement large pour un effet rétro. Ce qu’on adore ? La veste en jean Levi’s bien oversize (n’hésitez pas à surtailler !).
- Notre conseil : vous voulez une veste en jean vraiment unique ? Préférez un modèle original que vous pouvez upcycler ou optez pour nos pièces Re-Vive. On vous a d’ailleurs récemment partagé un article sur l’upcycling, découvrez-le.
8. Le manteau long en laine
Classique parmi les classiques, le manteau long en laine traverse les hivers sans prendre une ride. Le manteau long c’est la pièce qui habille instantanément n’importe quelle tenue (homme et dame). Marron, bleu marine ou gris : misez sur des tons neutres, faciles à assortir au quotidien. Un peu de folie ? Choisissez un modèle plus coloré. Pour trouver le manteau qui vous va le mieux, il faut essayer, fouiller, tester.
- Notre conseil : essayez toujours le manteau avec un pull en dessous. Une bonne pièce doit pouvoir se superposer sans vous empêcher de bouger pour autant.
9. La chemise blanche
Simple, mais toujours efficace. La chemise blanche va avec tout, se porte de mille façons. Pour elle, pour lui, ou même pour les enfants, la chemise blanche fonctionne partout. En friperie, les coupes et matières sont variées : vous tomberez peut-être sur une version très fluide, une autre plus rigide, ou un modèle avec des petits détails qui font la différence (une broderie, une dentelle…).
- Notre conseil : ne cherchez pas la chemise « parfaite », cherchez celle qui vous inspire une tenue. Oversize ? Elle se porte en robe ou ouverte sur un débardeur. Cintrée ? Portez-la avec un pantalon taille haute. C’est vraiment la pièce que vous pourrez associer comme vous le souhaitez.
10. Le blazer oversize
C’est la pièce qui fait passer une tenue de “bof” à “bingo” en deux secondes. Le blazer oversize donne une allure, un style. Cherchez des modèles avec une belle épaule, une matière un peu lourde, et pourquoi pas une doublure colorée. À porter sur un t-shirt blanc ou un col roulé, ce blazer joue sur tous les terrains.
- Notre conseil : mesdames, testez aussi les blazers homme. Bien coupés et un peu amples, ils peuvent faire toute la différence. Et si vous aimez « bricoler », un passage par la case upcycling pourrait bien le rendre unique.
Pourquoi acheter ces pièces en friperie ?
Ces pièces intemporelles sont la base d’un dressing stylé et durable. En les achetant en boutique de seconde main, vous :
- Évitez de financer la production intensive de vêtements neufs (la fast fashion on en veut plus !),
- Vous faites un geste pour l’environnement en évitant la consommation de nouvelles matières premières,
- Donnez une seconde vie à des vêtements encore en parfait état,
- Faites des économies,
- Et surtout… trouver des pièces de bonne qualité à bien meilleur prix que neuf.
En poussant la porte d’une de nos friperies, vous dénichez des vêtements collectés et triés avec soin, pour tous les styles, tous les genres, et tous les âges.
Vous voulez trouver des pièces récentes, neuves, vintages ou rétros ? Il ne vous reste qu’une chose à faire : FOUILLER !
2025, nouvelles règles de tri des textiles
Depuis le 1er janvier 2025, les règles de tri textile ont évolué ! Voici ce que vous devez savoir :
- Ce qui est accepté dans nos bulles de collecte : vêtements, chaussures, maroquinerie et linge de maison, à condition qu’ils soient propres et secs.
- Ce qui n’est pas accepté : textiles mouillés ou souillés, ainsi que tout autre déchet non textile. Ceux-ci doivent être déposés dans vos déchets résiduels.
Si cette directive vise à réduire le gaspillage, elle représente un défi colossal pour les entreprises d’économie sociale comme la nôtre. Pour en savoir plus sur ces changements et leur impact, découvrez les articles complets ci-dessous :
- Jeter les vêtements à la poubelle, c’est interdit depuis le 1er janvier. Pourquoi ça inquiète les entreprises qui les récoltent ? – Dès 2 minutes 12 – RTBF Auvio Les Niouzz – 08/01/2025
- Depuis le 1er janvier, toutes les fripes vont dans les bulles à textile : « Une nouvelle gifle pour l’économie sociale » – L’Avenir – 03/01/2025
De la bulle de collecte à votre dressing : le parcours d’un vêtement chez Terre ASBL
Vous avez déposé un sac de vêtements dans une bulle de collecte Terre asbl, et maintenant, vous vous demandez : que deviennent ces vêtements ? Ce geste, loin d’être anodin, ouvre la porte à un processus structuré, éthique et engagé. Chez Terre, chaque vêtement entame un parcours pensé pour maximiser son utilité, réduire son impact écologique et soutenir l’économie sociale. Accrochez-vous, on vous emmène dans les coulisses pour découvrir le parcours d’un vêtement chez Terre asbl !
Les bulles de collecte, points de départ du parcours d’un vêtement chez Terre
Tout commence dans les bulles, présentes un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. Chaque année, vous y déposez des milliers de tonnes de textiles (vêtements, sacs, chaussures…). Ces bulles ne sont pas de simples « conteneurs » : elles symbolisent un engagement collectif pour le réemploi et la solidarité. L’objectif ? Récolter un maximum de textiles pour leur offrir une nouvelle vie.
Mais attention, pas question d’y déposer n’importe quoi !
Les vêtements doivent être en bon état, propres, pliés et fermés dans un sac. Et oui, pensez à nos collègues qui viennent vider ces bulles… Vous ne voudriez pas ramasser des déchets ? Eux non plus ! Respecter ces consignes, c’est faciliter le travail de nos équipes et éviter que des déchets ne contaminent les textiles réutilisables.
- À faire : déposez des vêtements propres, réutilisables, pliés et bien emballés dans des sacs fermés.
- À éviter : les déchets ou textiles souillés et irréparables. Ces gestes simplifient le travail des équipes et évitent des coûts inutiles.
Vous avez des vêtements dont vous voulez vous séparer ? Recherchez une bulle proche de chez vous. Promis, on en prendra soin.
Le tri : une étape cruciale
Une fois collectés, les textiles sont transportés vers un de nos deux centres de tri : à Herstal ou à Couillet. Là, la magie opère. Chaque pièce est inspectée manuellement par des équipes formées à distinguer les vêtements de qualité des articles usés ou irrécupérables.

Que se passe-t-il ensuite ?
- Vêtements en bon état : direction les rayons d’une de nos 32 boutiques.
- Vêtements non sélectionnés pour partir en boutique : ces articles partent à l’exportation dans les pays du Sud où ils auront une deuxième vie.
- Textiles inutilisables
- Revalorisation créative : certaines belles pièces trop détériorées sont revalorisées. Notre atelier de couture RE-VIVE confectionne des pièces uniques sur base de tissus usagés et les rend accessibles à toutes les tailles, tous les styles et tous les budgets. Le gros plus ? Vous êtes certain-e d’avoir une pièce unique. Plutôt cool non ?
- Recyclage des matières : Tout ce qui ne peut pas être réutilisé, part au recyclage en Flandre et aux Pays-Bas, où les textiles sont traités selon leurs matières. Par exemple : les pulls et jeans sont déchiquetés en petits morceaux et utilisés dans l’isolation. Le coton sera lui découpé pour en faire des chiffons d’essuyage (dont une partie est coupée dans nos atelier)
Cette étape de tri est réalisée par une équipe d’environ 100 travailleur-euse-s, contribuant à l’objectif de la mission sociale de Terre ASBL : créer des emplois pour des personnes au départ peu qualifiées.
Chiffre-clé : En 2023, plus de 17% des collectes étaient composées de déchets non textiles, nous coûtant plus d’un million d’euros. Et oui, un petit geste qui semble anodin pour vous mais qui a un impact énorme sur nous.
Une seconde vie en boutique
Les vêtements soigneusement sélectionnés pour la revente arrivent dans les boutiques Terre.

Un large choix pour toutes les envies
Que vous cherchiez un manteau d’hiver chaud et stylé, une petite robe vintage pour une occasion spéciale ou un jean intemporel, vous y trouverez une variété impressionnante de pièces à des prix imbattables.
Nos boutiques ne se limitent pas aux basiques : elles regorgent de pépites, comme des vêtements vintages, des accessoires tendances et même des articles de marque qui raviront les amateurs de mode.
Pourquoi choisir Terre ?
Pensez-y : acheter dans une boutique Terre, c’est soutenir un modèle circulaire et solidaire. C’est aussi faire de bonnes affaires !

De l’achat à la consommation responsable
Saviez-vous que le secteur de la mode est l’un des plus polluants au monde ? L’achat de vêtements chez Terre ASBL ne se limite pas à un acte de consommation, mais s’inscrit dans une démarche plus large de respect de l’environnement et de soutien à des projets sociaux. En réutilisant des vêtements, vous contribuez à réduire la demande de production textile.
L’argent que vous dépensez est réinvesti dans des actions solidaires et dans la création d’emplois pour des personnes éloignées du marché du travail. C’est un cercle vertueux qui bénéficie à la fois à la planète et à la société.
Les défis du futur
Le secteur de la collecte et de la seconde main fait face à de nombreux défis :
- La concurrence des plateformes comme Vinted : Ces plateformes modifient les habitudes de consommation et réduisent parfois la qualité des dons.
- L’ultra fast fashion : Cette tendance augmente les volumes de déchets textiles à traiter.
- Les incivilités : Les dépôts inappropriés dans les bulles représentent un défi environnemental et financier.
Malgré tout, Terre reste déterminée à poursuivre son engagement pour une économie circulaire.
Comment participer ?
Pour maximiser l’impact de vos dons :
- Triez vos vêtements : donnez uniquement des textiles propres et encore utilisables.
- Respectez les bulles : ne déposez pas d’objets non textiles.
- Achetez de seconde main : rendez visite à nos magasins pour découvrir des pièces uniques et durables.
Un cycle vertueux
De la bulle de collecte à votre dressing, vos vêtements suivent un parcours responsable et durable. En les donnant à Terre, vous soutenez une mission sociale, écologique et économique essentielle. Et si vous veniez découvrir les coulisses lors d’une visite de nos centres de tri ? Contactez-nous.