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L’impact de la fast fashion sur Terre asbl et les acteurs du réemploi textile

L’info ne vous a pas échappé, le secteur du réemploi textile traverse une crise importante. Depuis plusieurs mois, les bulles textiles pleines et les dépôts sauvages se multiplient. Chez Terre asbl, nous collectons toujours autant, et nos équipes restent présentes sur le terrain comme avant la crise. Mais les collectes s’accumulent, les centres de tri saturent. Derrière cette crise du réemploi textile, il y a bien sûr des raisons structurelles : inflation, collecte sélective, aide financière qui tarde à arriver. Mais il y a aussi un acteur silencieux, dont les conséquences se font sentir chaque jour un peu plus : la fast fashion, et pire encore, l’ultra fast fashion.

La fast fashion, c’est quoi exactement ?

Replantons le cadre. Zara, H&M, Primark… Tout le monde connaît ces enseignes qui proposent des vêtements tendance à petit prix. C’est ce qu’on appelle la fast fashion : une mode rapide, bon marché, produite en masse pour suivre des collections qui changent toutes les 4 à 6 semaines. Récemment, un nouveau niveau a été franchi avec des entreprises comme Shein ou Temu, capables de proposer des MILLIERS de nouvelles références chaque jour, à des prix dérisoirement bas. Bienvenue dans l’« ultra fast fashion ».

Ces modèles reposent sur la surproduction, la surconsommation et l’obsolescence programmée des goûts. Résultat : on achète plus, plus souvent, et on se débarrasse plus vite (beaucoup plus vite).

Des vêtements jetables

Le problème n’est pas seulement moral ou environnemental. Chez Terre asbl, nous vivons chaque jour les conséquences directes de ces habitudes de consommation. Nos bulles sont de plus en plus remplies de vêtements de très faible qualité, parfois portés une seule fois, parfois jamais. Et si les prix bas attirent, la qualité ne suit pas.

Beaucoup de ces textiles ne peuvent pas être revendus en seconde main :

  • Coutures fragiles, tissus qui boulochent, teintures qui passent,
  • Vêtements déformés après un ou deux lavages.

Quand on dit que la fast fashion nuit à la filière du réemploi, ce n’est pas un jugement, c’est un fait vérifié au quotidien.

Des vêtements de fast fashion éparpillés partout dans la pièce.

Le cadre légal complique les choses

Depuis le 1er janvier 2025, la collecte sélective des textiles est obligatoire. En pratique, cela signifie que tous les textiles doivent être triés séparément des déchets ménagers. Une bonne idée en soi, mais mise en place sans concertation et sans moyens supplémentaires pour les acteurs de terrain comme Terre asbl. En d’autres termes, Terre asbl n’a pas été mandaté pour reprendre les textiles abîmés, et pire, il nous est imposé de les reprendre, sans contrepartie financière.

Depuis le 17/07 des mesures ont bien été adoptée par le gouvernement wallon (on vous l’explique dans notre précédent article) mais nous ne savons toujours pas quand elle sera effective et quand nous recevrons l’aide.

Conséquence directe : encore plus de volume à collecter, encore moins de possibilités de valoriser. Car oui, nous le rappelons : une bulle textile n’est pas une poubelle. Tous les vêtements ne sont pas valorisables. Et non, nous ne réparons pas les chaussures trouées ou les jeans déchirés.

Une filière solidaire en péril

Quand un vêtement déposé dans la bulle est encore en bon état, il peut être trié, présenté en magasin, puis vendu au juste prix. Cela permet de financer toute la chaîne : les collecteurs, les trieurs, les vendeurs, les livreurs… Tous les postes qui font vivre plus de 250 personnes chez Terre, dont la majorité en parcours d’insertion socio professionnelle (…et non, au cas où la question se poserait encore : aucun poste n’est occupé par des bénévoles chez Terre asbl).

Mais, quand la moitié des dons ne sont pas valorisables ? Quand 20% de ce qu’on collecte est du déchet ? Quand les matières sont trop fragiles pour trouver preneur ? Ce modèle est mis à mal.

Prendre conscience de l’impact de la fast fashion

Notre but n’est pas de culpabiliser les consommateurs. Le vêtement est une nécessité, et tout le monde n’a pas les moyens d’acheter de manière responsable. Mais, il est essentiel d’être conscient des conséquences de ses choix, et de faire au mieux avec ce qu’on peut. Acheter une pièce à 2€ qu’on ne portera jamais, ce n’est pas une bonne affaire. C’est un coût pour la planète, pour les acteurs du réemploi et pour VOUS.

On comprend le besoin de s’habiller à moindre coût. Mais avez-vous déjà fait le calcul ? Mieux vaut parfois investir quelques euros de plus dans un vêtement de qualité (même de seconde main !), qui durera des années, plutôt que d’acheter une pièce à usage unique à 5€, qui finira abîmée après une seule utilisation.

Et la fast fashion dans nos boutiques ?

Soyons transparents : oui, il arrive aussi de trouver des vêtements issus de la fast fashion dans nos rayons. Pourquoi ? Parce que nous travaillons avec ce que vous nous donnez. Jeter des pièces encore en bon état n’aurait aucun sens, ni sur le plan écologique, ni sur le plan social. Si un vêtement de fast fashion est propre, portable et recherché par nos clients, il a toute sa place en magasin. Notre rôle n’est pas de juger la marque inscrite sur l’étiquette, mais de prolonger la durée de vie du textile et d’éviter qu’il ne devienne un déchet prématuré.

Que pouvez-vous faire, concrètement ?

Voici quelques gestes simples pour réduire l’impact de votre garde-robe sur la filière du réemploi et sur l’environnement :

  • Achetez moins, mais mieux. Privilégiez la qualité et les matières durables. Posez-vous la question « est-ce vraiment un vêtement que je vais porter plus de 10 fois ? »
  • Allongez la durée de vie de vos vêtements. Lavez à basse température, réparez, customisez.
  • Favorisez la seconde main. Que ce soit dans nos boutiques Terre asbl ou ailleurs, vous trouverez des pièces uniques, accessibles, et souvent de meilleure qualité.
  • Donnez avec conscience. Un bon don, c’est un vêtement propre, sec, en bon état, déposé dans un sac fermé. Si la bulle est pleine, gardez votre sac chez vous et attendez qu’elle soit vidée.
  • Sensibilisez autour de vous. Parlez-en à vos proches, partagez nos publications, venez visiter notre centre de tri pour comprendre concrètement notre réalité.

    Ensemble, nous DEVONS changer notre façon de consommer : chaque vêtement qui dure un peu plus longtemps est une victoire pour la planète, pour le réemploi, et pour l’emploi local.

    Crise du réemploi textile : pourquoi notre modèle est en danger

    Nous répondons à vos questions !

    Que faire de mes vêtements abîmés ?

    Si vos vêtements sont abîmés et que vous souhaitez les déposer dans une bulle, référez-vous à ce qui est inscrit dessus avant de sauter le pas.

    Pour rappel : nous acceptons DANS UN SAC FERMÉ :

    • Les vêtements propres
    • La maroquinerie
    • Les chaussures PAR PAIRE ET LIÉES ENTRE ELLES
    • La lingerie et du linge de maison.

    Ce que nous n’acceptons pas dans la bulle :

    • Les vêtements déchirés, sales ou mouillés
    • Les chiffons
    • Les chaussures dépareillées
    • Les bottes en plastique
    • Les coussins & édredons
    • Les déchets de couture
    • Tout autre déchet.

    En résumé, si votre vêtement est déchiré, sale ou mouillé, ne le mettez pas dans la bulle. Nous acceptons uniquement les vêtements légèrement abîmés (exemple : petit trou).

    Pour rappel : nous collectons vos DONS et ils doivent être en bon état pour que nous puissions les réutiliser.

    Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas un don mais un déchet… Et les déchets ne vont pas dans nos bulles !

    Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet 

    Que deviennent les textiles abîmés collectés ?

    En temps normal, les textiles abîmés collectés qui ne sont ni déchirés, mouillés ou sales sont divisés par type de matière et ensuite recyclés chez nos partenaires. Comme nous sommes dans une période de crise tant la quantité de vêtements collectés est importante*, nos partenaires recycleurs ne sont plus en mesure de reprendre ce volume.

    * le citoyen est passé de 14kg de vêtements consommés à 19 en quelques années !

    Nous voulons absolument éviter l’incinération, ces vêtements restent donc stockés à notre dépôt en attente d’une solution… Et nos dépôts débordent 🙁

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    Pourquoi les bulles débordent ?

    Plusieurs facteurs expliquent que nos bulles débordent :

    • On retrouve de plus en plus de déchets textiles dans nos bulles : avec la directive du 1er janvier 2025 sur l’obligation de collecte sélective des textiles, nous nous retrouvons à collecter des textiles qu’on ne pourra pas revaloriser.

    • La surconsommation : ces dernières années, on est passé de 14kg à 19kg de vêtements par personne. Cette hausse de consommation notamment due à la fast fashion, se retrouve également dans nos bulles et on ne peut pas absorber une telle quantité.

    • Les déchets hors textile : dans nos bulles, nous trouvons du textile mais pas que… D’autres types de déchets ménagers s’y trouvent aussi et nous sommes obligés de les collecter, les trier et les éliminer !

    Toutes ces raisons font que nos bulles se remplissent de choses qu’on ne peut pas revaloriser, pire : on doit débourser pour s’en débarrasser !

    Nos bulles sont là pour collecter vos dons textiles de qualité, ce n’est pas une poubelle à déchets !

     

    Pourquoi ne collectez-vous pas plus ?

    Petit point sur nos collectes :

    Premièrement, la collecte de vos sacs de vêtements est GRATUITE. En effet, ce service de collecte, vous ne le payez pas contrairement aux autres !

    Deuxièmement, la collecte textile, c’est 25 véhicules qui roulent tous les jours avec 50 collecteurs.

    Toutes les bulles sont vidées au moins une fois par semaine, certaines le sont plusieurs fois sur la semaine !

    Notre fréquence de collecte n’a pas diminué, c’est celle du dépôt de vêtements qui a augmenté !

    Si on ne collecte pas davantage, c’est pour deux raisons :

    • Nous n’avons pas l’espace pour stocker plus de vêtements : le problème n’est pas l’entrée de textile mais bien la sortie qui est, pour le moment, compliquée voire impossible. Ce surplus en attente d’évacuation est donc présent chez nous et occupe notre stock.
    • Nous n’avons pas les moyens financiers et humains pour collecter plus avec la crise que nous traversons : nous avons déjà des équipes de tri supplémentaires le samedi et en soirée.

    Pour ces raisons et en attendant la mise en place de la Responsabilité Élargie des Producteurs pour nous aider à couvrir les coûts (prévue au mieux pour 2028), nous sommes obligés de maintenir la fréquence de collectes telle quelle pour le moment.

    Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.

     

    Pourquoi retirez-vous des bulles ?

    Nous retirons ou déplaçons des bulles à cause de dépôts sauvages.

    La mission de nos collecteurs n’est pas de reprendre des matelas, des sacs éventrés avec des vêtements abîmés donc non-réutilisables ou encore toute autre sorte de déchet.

    Rappelons également que les communes doivent faire face à ce manque de propreté sur leur territoire.

    Dès lors, pour les bulles où on constate des dérives : celles-ci sont soit retirées, soit simplement déplacées dans un lieu moins propice aux dépôts sauvages.

    Trouvez une bulle à vêtements près de chez vous.

     

    Puis-je venir déposer mes sacs directement chez Terre ?

    Il est possible de venir déposer vos sacs de vêtements de qualité dans les bulles se situant DEVANT les centres de tri de Herstal et Couillet. Cependant, il n’est pas possible de rentrer directement dans le centre, pour des raisons évidentes de sécurité !

    Sachez que ces bulles sont vidées quotidiennement.

    Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.

     

    Pourquoi ne pas faire appel à du bénévolat ?

    Ce n’est pas envisageable car nous n’avons pas les infrastructures pour accueillir et encadrer le bénévolat.

    Découvrez l’envers du décor pour comprendre pourquoi il serait impossible de faire du bénévolat chez Terre ASBL. Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.

     

    Que puis-je faire en tant que citoyen pour aider ?
    • Mettez dans la bulle uniquement ce qu’on peut collecter (voir autocollant sur la bulle) ;
    • Ne déposez rien à côté d’une bulle pleine ;
    • Si une bulle est pleine, patientez et gardez vos vêtements jusqu’à ce qu’elle soit vidée ;
    • Plus largement, venez acheter dans nos boutiques de seconde main : vous aiderez à désengorger le centre de tri, à réduire la surconsommation et vous soutiendrez notre action !

    Vous voulez voir l’envers du décor et mieux comprendre comment Terre fonctionne durant la crise ? Inscrivez-vous sur notre site à une visite gratuite de nos centres de tri d’Herstal et/ou de Couillet.

     

    Que mettez-vous en place pour sortir de la crise ?

    Plusieurs choses ont été mise en place pour faire face à cette crise :

    • Nous collaborons étroitement avec les communes pour améliorer nos collectes ;
    • Nous avons déployé des équipes de tri supplémentaires le soir et les samedis.

    Les demandes qui ont été faites aux politiques et pour lesquelles, nous attendons :

    • Mise à disposition d’entrepôts pour agrandir notre capacité de stockage ;
    • Aide à l’incinération des déchets non-textiles ;
    • Avance de financement sur la REP (Responsabilité Élargie des Producteurs) ;
    • Mise en place de la REP qui n’arrivera qu’à partir de 2028 au mieux !

    Cette situation n’est pas propre à Terre asbl mais touche malheureusement tous les acteurs similaires en Europe, dont plusieurs ont déjà fait faillite 🙁

    Si ce n’est pas ce que vous désirez pour Terre, que vous voulez continuer à faire don de vos vêtements de qualité, vous rendre dans nos boutiques et enfin, permettre à des personnes de se réinsérer socio-professionnellement, soutenez nos actions !

     

    Le secteur du réemploi textile traverse une crise profonde

    Terre asbl, Les Petits Riens et Oxfam tirent la sonnette d’alarme : c’est tout un modèle d’économie sociale, local et circulaire, qui risque de s’effondrer si rien ne change.

    Chez Terre asbl, nous collectons, trions, réutilisons et vendons des textiles depuis plus de 75 ans. Ce que nous défendons, c’est bien plus qu’un vêtement : c’est un emploi local, un accompagnement socioprofessionnel, une économie qui prend soin de l’humain et de l’environnement.

    1. Un modèle social et environnemental sous haute tension

    Depuis fin 2022, la situation s’est fortement dégradée. Les recettes liées à la vente de vêtements de seconde main ont chuté, tandis que les coûts explosent : énergie, transport, personnel qualifié, infrastructures, élimination des déchets…

    Les structures sociales de réemploi comme la nôtre peinent à maintenir leur activité à flot.

    Déchets de l'industrie de la mode éphémère, montagnes de vêtements usagés, culture du recyclage, écologie

    2. La fast fashion : du vêtement jetable à la poubelle textile

    Autre facteur aggravant : la montée en puissance de la fast fashion. Ce modèle économique basé sur une production massive de vêtements à bas coût pousse à la surconsommation.

    Résultat : des vêtements portés quelques fois, puis jetés ou donnés. Or, ces pièces de mauvaise qualité sont difficilement valorisables en seconde main. Elles inondent nos bulles, mais n’ont aucune valeur sur le marché.

    3. L’arrivée de la collecte sélective : une bonne intention, un lourd fardeau

    Depuis le 1er janvier 2025, la collecte sélective des textiles est devenue obligatoire en Belgique. Cette directive européenne vise à améliorer la gestion des déchets et à augmenter la part de textiles réutilisés ou recyclés. Sur le principe, c’est une avancée écologique majeure.

    Mais sur le terrain, la réalité est plus complexe. La mise en œuvre de cette obligation implique une logistique plus lourde pour continuer à maintenir un service optimal : bulles à vider beaucoup plus fréquemment, plus de chauffeurs, plus de camions, tri plus long…

     « On est passé du statut de structure qui collectait des dons de vêtements à celui d’opérateur de collecte de déchets », résume Franck Kerckhof – Fédération Ressources.

    Nos centres de tri sont à bout de souffle. Une directive ambitieuse, mais sans financement adéquat, devient vite un fardeau. Les coûts s’envolent, les recettes ne suivent pas. Ce déséquilibre fragilise l’ensemble de la filière du réemploi textile.

    Notre appel urgent :
    un plan d’action pour sauver le secteur

    Pour résoudre cette crise sans précédent, nous, acteurs du réemploi, proposons un plan d’action clair :

    1. Prioriser le réemploi local : s’aligner sur le principe de proximité et la hiérarchie des déchets ;
    2. Responsabiliser les producteurs : leurs contributions financières aux systèmes de REP doivent couvrir adéquatement les coûts de collecte, de tri et de préparation en vue du réemploi, du recyclage ou de l’incinération ;
    3. Un financement transitoire immédiat : « Il est aujourd’hui impératif que les Régions mettent en œuvre urgemment un financement transitoire pour la filière des textiles usagés. C’est vital pour les entreprises à but social tel que Terre asbl, Les Petits Riens et Oxfam Belgique et leurs travailleurs et travailleuses. C’est aussi dans l’intérêt de nos partenaires historiques, les communes et la population. Si nous n’avons pas le monopole du cœur, nous ne sommes pas non plus les kleenex des producteurs-pollueurs« , mentionne François Malaise, Président du groupe Terre.

    Un mécanisme de financement provisoire est nécessaire pour soutenir le secteur jusqu’à ce que les systèmes de REP soient opérationnels. La seule solution pour sauver le réemploi des textiles est la mise en place de financements régionaux transitoires pour les entreprises sociales et circulaires dès 2025, avec effet rétroactif. Le secteur demande un financement de 206€ par tonne collectée.

    • Ce n’est pas un simple creux passager, nous avons besoin de l’aide des Régions.

    Comme le souligne François Malaise, Président du groupe Terre : « Nous ne pouvons à la fois nous battre contre les oligarques de la fast-fashion qui nous inondent en toute impunité de vêtements neufs mais dégueulasses ; maintenir une position concurrentielle sur nos marchés dérégulés par les crises mondiales ; ou encore subir une directive européenne vertueuse mais dénuée de moyens pour l’exécuter. »

    Votre rôle est essentiel

    Alors, que faire en tant que citoyen ? La réponse est simple : continuer à agir, mais avec conscience.

    • Donnez mieux : des vêtements propres, en bon état, réutilisables.
    • Ne déposez pas vos dons à côté de la bulle lorsque celle-ci est pleine.
    • Achetez en seconde main, dans nos boutiques. Chaque achat est un soutien direct à notre modèle.
    • Soutenez activement les acteurs du réemploi : parlez-en autour de vous, partagez l’information pour faire connaître la réalité du secteur et peser dans le débat public. Votre voix compte !

    Un avenir à préserver

    Le secteur du réemploi textile, ce ne sont pas que des vêtements : ce sont des emplois d’insertion, des projets solidaires, des gestes concrets pour la planète. Il est encore temps d’agir pour préserver ce modèle.

    Mais le temps presse. Si rien ne bouge, certaines structures n’auront plus les moyens de continuer. Ensemble, faisons du bruit pour que ce modèle ne soit pas sacrifié.

    UPDATE 17/07/2025

    La Wallonie se mobilise pour le secteur du réemploi textile

    Sous l’impulsion du Ministre Yves Coppieters, le gouvernement wallon a adopté jeudi 17 juillet un ensemble de mesures pour soutenir la filière de la collecte et du tri des textiles, en grande difficulté depuis plusieurs mois.

    Face à cette situation critique, la Commission européenne a reconnu l’ampleur du problème et appelle les États membres à mettre en place des mécanismes de soutien concrets. Pour ce faire, plusieurs axes de travail liés au textile ont été décidés en gouvernement wallon dans une stratégie globale de soutien au secteur. En effet, si ce dernier ne peut plus prendre en charge la collecte des textiles usagés, les intercommunales de gestion des déchets devraient prendre le relais – un coût estimé à 7.200.000 €.

    Les mesures prises par le Gouvernement wallon :

    • Une subvention exceptionnelle de 250 000 euros pour renforcer les capacités de stockage face à l’augmentation de textiles usagés durant un an, à destination de l’ASBL Terre ;
    • Une compensation annuelle de 151 euros par tonne triée, en complément du soutien existant de 400 euros à la tonne réemployée ;
    • L’exonération de la taxe sur l’incinération des déchets textiles ultimes issus de la collecte sélective opérée par les entreprises de l’économie sociale actives dans la seconde main ;
    • La mise en œuvre progressive d’un régime de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) textile, attendu courant 2028 ;
    • Une campagne de communication pour encourager les bons gestes de tri, ce qui limitera la présence de textiles souillés non valorisables dans la collecte.

    Il est maintenant URGENT d’accélérer la mise en place de ces différentes aides et d’une Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) qui soit à la fois fonctionnelle et proportionnée aux coûts réels de la collecte et du traitement des textiles.

    Nouvelle adresse : votre magasin de seconde main débarque à Hornu !

    Notre magasin de seconde main Terre Factory de Jemappes fait ses cartons… mais pas pour très loin. Direction Hornu, à quelques kilomètres seulement, pour une nouvelle aventure pleine de style et de bonnes affaires.

    Pas de panique : on garde notre ADN, notre tri manuel, nos portants remplis de pièces uniques, et notre volonté de prouver que la seconde main est bien plus qu’un plan B.

    Pourquoi votre magasin de seconde main déménage à Hornu ?

    Parce qu’on vous connaît : quand vous venez dans un magasin Terre, vous cherchez des vêtements bien triés, une boutique où il fait bon fouiller, et un accès simple. Alors, on a tout misé là-dessus. Si la boutique Terre Factory de Jemappes a changé d’adresse, c’est pour vous proposer :

    • Un espace plus fonctionnel, plus lumineux, plus agréable pour flâner entre deux portants.
    • Un accès plus simple, avec un parking plus pratique (650 places, rien que ça !).
    • Une situation idéale dans le Shopping Hornu, à deux pas des autres commerces que vous fréquentez déjà (oui, on vous facilite la vie)

    Bref, on s’est dit qu’on pouvait faire mieux. Et que vous méritiez mieux.

    Façade de magasin Terre Factory Hornu

     

    Que trouve-t-on dans le magasin de seconde main Terre Factory à Hornu ?

    On vous rassure, vous trouverez toujours les mêmes articles de seconde main à petits prix que vous aimez tant. De quoi (re)faire sa garde-robe avec beaucoup de style. Vêtements femme, homme, enfant, accessoires, sacs, chaussures… Le tout rigoureusement trié, préparé et étiqueté à la main par nos équipes.

    Parmi les trésors à dénicher :

    • Des basiques de qualité à prix mini
    • Des vêtements de marques ou de luxe
    • Des accessoires tendances
    • Des essentiels de saison (robes d’été, vestes mi-saison, pulls chauds…)
    • Et parfois, des pépites que même nous, on n’arrive pas à oublier après les avoir mises en rayon

    Vos témoignages

    Parce qu’on n’est pas les seuls à parler bien de nos boutiques (heureusement), on vous partage quelques témoignages de client·e·s qui font vivre Terre au quotidien :

     « Je suis très contente de tous les achats que j’ai effectué, vêtements dans un état impeccable beaucoup de choix à très bas prix je recommande à beaucoup de personnes qui pourront trouver le bonheur, il suffit de fouiller un peu et on ressort content » — Jeannine

     « Magasin très bien rangé et organisé où l’on peut trouver quelques petites merveilles uniques ! Et les vendeuses sont super chouette ! Je recommande 😉 » — Fatima

    « Super soldes, deux vestons, 4 chemises et un nœud papillon pour 50,50 euros.. Merci pour l’accueil. » – Patrick

    Choisissez la seconde main 

    Vous le savez : l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Acheter un t-shirt neuf, c’est 2 700 litres d’eau (l’équivalent de 70 douches), des kilomètres de transport et une montagne de déchets à la clé.

    À l’inverse, acheter une pièce en seconde main, c’est :

    • Réduire son empreinte carbone
    • Soutenir une économie sociale et solidaire
    • Encourager une autre façon de consommer

    Et chez Terre, c’est aussi soutenir la création d’emplois locaux et durables, dans nos centres de tri, nos magasins, nos équipes de collecte…  D’ailleurs, si connaître le parcours d’un vêtement chez Terre asbl vous intéresse, lisez notre article.

    Façade Terre Factory Hornu boutique de seconde main

    Terre Factory Hornu : infos pratiques

    • Nouvelle adresse : Rue de Mons 280, 7301 Boussu
    • Horaires : Lundi au samedi : 9h30 → 18h00
    • Paiement en cash ou électronique
    • 650 places de parking à proximité

    Et si on se retrouvait à Hornu ?

    Que vous soyez fidèle client·e depuis Jemappes ou que vous découvriez Terre pour la première fois, on vous attend à Hornu pour fêter ce nouveau départ avec vous.

    À très vite dans votre magasin de seconde main à Hornu. Retrouvez aussi l’ensemble de nos magasins sur notre site.

    Vous cherchez le conteneur à vêtements le plus proche ?

    On y pense tous. Ce sac de fringues qui traîne dans l’entrée depuis deux semaines. Vous aviez promis de faire le tri, et vous l’avez fait (bravo !), mais maintenant ? Trouver le conteneur à vêtements le plus proche devient la mission du jour.

    Et si on vous disait que ce simple geste pouvait avoir plus d’impact que vous ne l’imaginez ? Bien plus qu’un grand « débarras » pour vous, c’est un acte concret pour l’environnementl’emploi local, et une consommation plus responsable. Et vu la crise que traverse le secteur en ce moment, chaque don de qualité compte. On vous explique pourquoi.

    Pourquoi donner vos vêtements dans le conteneur à vêtements le plus proche ?

    C’est simple : vos vêtements valent plus que vous ne le pensez. Et pas seulement pour Terre asbl.

    Chaque année, en Belgique, des milliers de tonnes de textiles finissent incinérées alors qu’elles pourraient être réutilisées ou recyclées. Donner vos vêtements dans une bulle à textiles Terre, c’est participer à une chaîne vertueuse qui crée de l’emploi local, limite les déchets et soutient l’économie sociale.

    On en parle souvent, on le répète beaucoup, et pourtant… il reste encore pas mal de malentendus. Ce geste a plus de valeur qu’on ne le pense, et le travail de collecte, de tri, de valorisation mérite d’être respecté. Chaque geste compte, surtout aujourd’hui.

    Deux mains déposent un sac noir dans le conteneur à vêtements le plus proche Terre asbl

    Comment trouver le conteneur Terre le plus proche ?

    Pas besoin de sillonner les rues au hasard, on vous facilite la vie : 

    👉 Direction notre carte interactive où sont répertoriées plus de 2500 bulles : entrez votre code postal et hop, tous les points de collecte s’affichent. Vous en croiserez sûrement un près d’une grande surface, près d’une école ou dans votre quartier.

    👉 Parfois, on collabore avec des partenaires comme ZEB ou Lola&Liza qui organisent des collectes temporaires avec bon d’achat à la clé. 

    Bref : le conteneur à vêtements le plus proche est sûrement à deux rues de chez vous. Et maintenant, vous n’avez plus d’excuse.

    Ce que vous pouvez mettre (ou pas) dans une bulle textile

    On le répétera toujours : une bulle textile n’est pas une poubelle. Ce qu’on peut y donner ? Ce qui peut encore servir ou être valorisé.

    Voici votre checklist :

     On accepte :

    • Vêtements propres et secs
    • Chaussures (liées par paire)
    • Maroquinerie  
    • Accessoires de mode
    • Linge de maison (draps, serviettes, nappes)

     On refuse :

    • Vêtements âbimés et mouillés
    • Jouets
    • Appareils électroniques
    • Tout objet non textile
    • Tout type de déchets (on a même déjà retrouvé des déchets verts…)

    Il faut encore le dire : une bulle textile n’est pas une poubelle. Franchement ? Vous seriez surpris (et un peu écoeuré·e) de ce qu’on a déjà trouvé dans les bulles. 

    Derrière chaque bulle, il y a des équipes : respecter les consignes, c’est aussi respecter le travail de nos collègues de la collecte et du tri, qui affrontent chaque jour des dépôts parfois insalubres. 

    Ces erreurs de tri nous coûtent du temps, de l’argent… et parfois même la santé. Pire : chaque dépôt sauvage autour d’un conteneur peut vous valoir une amende. Alors, s’il vous plaît, jouez le jeu jusqu’au bout et respectez les règles de tri.

    Les bons gestes avant de donner

    Ce n’est pas compliqué, mais ça change tout pour nous :

    • Utilisez un sac solide et bien fermé – Pas de sacs percés qui se vident dans la bulle.
    • Vérifiez les poches – On retrouve encore trop souvent clés, cartes bancaires… Une fois le sac dans la bulle, il devient quasi impossible de récupérer quoi que ce soit.
    • Attendez si la bulle est pleine, gardez les sacs chez vous – Et prévenez-nous au 04/240.58.58 ou à info@terre.be. On interviendra rapidement.

    Le parcours de vos vêtements : que deviennent-ils vraiment ?

    Une fois collectés, vos dons sont acheminés dans l’un de nos deux centres de tri à Herstal ou à Couillet. Là, tout est trié à la main, pièce par pièce.

    • Les vêtements en bon état sont redirigés vers nos boutiques de seconde main.
    • Ceux qui sont abîmés mais valorisables seront transformés : chiffons industriels, matière première pour l’upcycling, etc.
    • Ceux qui sont trop endommagés pour être réutilisés ou recyclés sont éliminés, à nos frais.

    Chaque vêtement correctement déposé, c’est une chance de plus de le faire revivre, d’éviter le gaspillage, de créer un emploi utile. Et vous y êtes pour beaucoup. Lisez notre article dédié au parcours de votre vêtement pour en savoir plus.

    Un petit don, un grand impact

    En tapant « conteneur à vêtements le plus proche« , vous pensiez juste vous débarrasser de vos textiles ? En réalité : 

    • Vous gagnez de la place.
    • Vous donnez une seconde vie à vos vêtements.
    • Vous soutenez l’emploi social. 

    Alors, on y va ?

    Top 10 des pièces intemporelles à shopper en friperie

    Entre les tendances TikTok à tout va, les collections capsules toutes les deux semaines et les fringues qui se déchirent au bout de trois lavages… Stop. Il est temps de dire non à la fast fashion et de faire place à la friperie

    On vous a listé 10 pièces intemporelles à traquer en friperie pour homme, dame et enfant. Des classiques qui résistent aux années, aux saisons et aux diktats de la mode. Bref, la base pour une garde-robe stylée au fil des saisons (et des années !).

    1. Le jean Levi’s

    S’il ne fallait en choisir qu’un, ce serait celui-là. Le jean Levi’s, et en particulier les modèles 501, 505 et 511, est une valeur sûre. Coupe droite, tissu résistant, allure vintage : il a tout pour plaire. En friperie, vous pouvez souvent mettre la main sur des pièces anciennes, faites aux États-Unis, qui tiennent des dizaines d’années sans bouger. 

    • Conseil style pour vous mesdames : fouillez aussi du côté homme, vous pourriez tomber sur une perle.

    2. Le trench beige

    Élégant, fonctionnel et indémodable, le trench beige fait partie des indispensables du dressing. Notre avis ? Les modèles vintages ont ce petit quelque chose en plus – coupe parfaite, belle matière, finition soignée. Bonus si vous mettez la main sur un trench Burberry vintage (oui, oui, on en a déjà vu dans nos boutiques, ils sont même partis très vite !).

    3. La veste en cuir

    La veste en cuir, c’est la pièce qui ne triche pas. Motard, blazer, bomber, coupe ajustée ou loose : elle existe en mille versions. Et contrairement à ce qu’on croit, elle se trouve encore facilement en boutique de seconde main, pour peu qu’on fouille un peu.

    • Notre conseil : essayez plusieurs tailles et coupes. Une coupe cintrée fait rock chic, une coupe droite en mode 80’s donne du charisme.

    4. La chemise en jean

    La chemise en jean s’adapte à presque toutes les tenues. Elle peut se porter ouverte sur un t-shirt, boutonnée jusqu’en haut pour un style plus soigné, ou même nouée à la taille. En friperie, on en trouve dans différentes coupes : droite, oversize, cintrée, avec ou sans poches, en denim clair ou foncé. Pour les femmes, une version légèrement ample se marie bien avec une jupe ou un pantalon taille haute. Du côté homme, les modèles avec col rigide ou boutons pression fonctionnent bien pour un look décontracté. Et pour les enfants, elle remplace facilement un petit gilet à la mi-saison.

    • Conseil : privilégiez les matières épaisses et les coutures solides, surtout aux épaules et aux poignets. Si la taille ne vous semble pas idéale, pensez au potentiel de superposition ou au look oversize, qui convient à toutes les morphologies.

    5. Le pull en maille

    Qu’il soit en laine ou en cachemire, un pull en maille de qualité est un incontournable. Les friperies regorgent de pulls vintages bien coupés, souvent fabriqués en Europe, qui tiennent chaud tout l’hiver. Préférez les modèles unis ou avec des motifs discrets pour pouvoir les porter longtemps. Les motifs, c’est sympa, ça donne du peps mais disons-le, on a tendance à plus rapidement s’en lasser.

    • Notre conseil : si la coupe est un peu large ou que les manches sont longues, ne passez pas votre tour : retroussé ou rentré dans la ceinture, le pull oversize fonctionne très bien.

    6. La ceinture en cuir

    On l’enfile sans y penser pour serrer le pantalon, et pourtant, elle peut transformer une tenue. La ceinture en cuir est un basique à avoir sous la main. En friperie, le choix ne manque pas : couleur, taille, boucle… Fini d’utiliser la ceinture juste pour adapter la taille de votre pantalon, utilisez-la comme un véritable accessoire. Elle structure une robe, accompagne un jean, souligne une taille. Une seule pièce, des dizaines de façons de la porter.

    • Notre conseil : prenez le temps d’essayer. Une ceinture peut se porter à la taille ou sur les hanches, et un modèle large dans le rayon homme peut très bien faire l’affaire. C’est en testant qu’on trouve celle qui tombera juste.

    7. La veste en jean

    Comme le jean Levi’s, la veste en denim est une pièce caméléon. Elle donne une touche décontractée à n’importe quelle tenue. Cherchez les modèles anciens, avec une coupe légèrement large pour un effet rétro. Ce qu’on adore ? La veste en jean Levi’s bien oversize (n’hésitez pas à surtailler !). 

    • Notre conseil : vous voulez une veste en jean vraiment unique ? Préférez un modèle original que vous pouvez upcycler ou optez pour nos pièces Re-Vive. On vous a d’ailleurs récemment partagé un article sur l’upcycling, découvrez-le.

    8. Le manteau long en laine
    Classique parmi les classiques, le manteau long en laine traverse les hivers sans prendre une ride. Le manteau long c’est la pièce qui habille instantanément n’importe quelle tenue (homme et dame). Marron, bleu marine ou gris : misez sur des tons neutres, faciles à assortir au quotidien. Un peu de folie ? Choisissez un modèle plus coloré. Pour trouver le manteau qui vous va le mieux, il faut essayer, fouiller, tester.

    • Notre conseil : essayez toujours le manteau avec un pull en dessous. Une bonne pièce doit pouvoir se superposer sans vous empêcher de bouger pour autant.

    9. La chemise blanche

    Simple, mais toujours efficace. La chemise blanche va avec tout, se porte de mille façons. Pour elle, pour lui, ou même pour les enfants, la chemise blanche fonctionne partout. En friperie, les coupes et matières sont variées : vous tomberez peut-être sur une version très fluide, une autre plus rigide, ou un modèle avec des petits détails qui font la différence (une broderie, une dentelle…).

    • Notre conseil : ne cherchez pas la chemise « parfaite », cherchez celle qui vous inspire une tenue. Oversize ? Elle se porte en robe ou ouverte sur un débardeur. Cintrée ? Portez-la avec un pantalon taille haute. C’est vraiment la pièce que vous pourrez associer comme vous le souhaitez.

    10. Le blazer oversize
    C’est la pièce qui fait passer une tenue de “bof” à “bingo” en deux secondes. Le blazer oversize donne une allure, un style. Cherchez des modèles avec une belle épaule, une matière un peu lourde, et pourquoi pas une doublure colorée. À porter sur un t-shirt blanc ou un col roulé, ce blazer joue sur tous les terrains.

    • Notre conseil : mesdames, testez aussi les blazers homme. Bien coupés et un peu amples, ils peuvent faire toute la différence. Et si vous aimez « bricoler », un passage par la case upcycling pourrait bien le rendre unique. 

    Pourquoi acheter ces pièces en friperie ?

    Ces pièces intemporelles sont la base d’un dressing stylé et durable. En les achetant en boutique de seconde main, vous :

    • Évitez de financer la production intensive de vêtements neufs (la fast fashion on en veut plus !),
    • Vous faites un geste pour l’environnement en évitant la consommation de nouvelles matières premières,
    • Donnez une seconde vie à des vêtements encore en parfait état,
    • Faites des économies,
    • Et surtout… trouver des pièces de bonne qualité à bien meilleur prix que neuf.

    En poussant la porte d’une de nos friperies, vous dénichez des vêtements collectés et triés avec soin, pour tous les styles, tous les genres, et tous les âges. 

    Vous voulez trouver des pièces récentes, neuves, vintages ou rétros ? Il ne vous reste qu’une chose à faire : FOUILLER ! 

    2025, nouvelles règles de tri des textiles

    Depuis le 1er janvier 2025, les règles de tri textile ont évolué ! Voici ce que vous devez savoir :

    • Ce qui est accepté dans nos bulles de collecte : vêtements, chaussures, maroquinerie et linge de maison, à condition qu’ils soient propres et secs.
    • Ce qui n’est pas accepté : textiles mouillés ou souillés, ainsi que tout autre déchet non textile. Ceux-ci doivent être déposés dans vos déchets résiduels.

    Si cette directive vise à réduire le gaspillage, elle représente un défi colossal pour les entreprises d’économie sociale comme la nôtre. Pour en savoir plus sur ces changements et leur impact, découvrez les articles complets ci-dessous : 

    De la bulle de collecte à votre dressing : le parcours d’un vêtement chez Terre ASBL

    Vous avez déposé un sac de vêtements dans une bulle de collecte Terre asbl, et maintenant, vous vous demandez : que deviennent ces vêtements ? Ce geste, loin d’être anodin, ouvre la porte à un processus structuré, éthique et engagé. Chez Terre, chaque vêtement entame un parcours pensé pour maximiser son utilité, réduire son impact écologique et soutenir l’économie sociale. Accrochez-vous, on vous emmène dans les coulisses pour découvrir le parcours d’un vêtement chez Terre asbl !

    Les bulles de collecte, points de départ du parcours d’un vêtement chez Terre

    Tout commence dans les bulles, présentes un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. Chaque année, vous y déposez des milliers de tonnes de textiles (vêtements, sacs, chaussures…). Ces bulles ne sont pas de simples « conteneurs » : elles symbolisent un engagement collectif pour le réemploi et la solidarité. L’objectif ? Récolter un maximum de textiles pour leur offrir une nouvelle vie.

    Mais attention, pas question d’y déposer n’importe quoi !

    Les vêtements doivent être en bon étatproprespliés et fermés dans un sac. Et oui, pensez à nos collègues qui viennent vider ces bulles… Vous ne voudriez pas ramasser des déchets ? Eux non plus ! Respecter ces consignes, c’est faciliter le travail de nos équipes et éviter que des déchets ne contaminent les textiles réutilisables.

    • À faire : déposez des vêtements propres, réutilisables, pliés et bien emballés dans des sacs fermés.
    • À éviter : les déchets ou textiles souillés et irréparables. Ces gestes simplifient le travail des équipes et évitent des coûts inutiles.

    Vous avez des vêtements dont vous voulez vous séparer ? Recherchez une bulle proche de chez vous. Promis, on en prendra soin. 

    Le tri : une étape cruciale

    Une fois collectés, les textiles sont transportés vers un de nos deux centres de tri : à Herstal ou à Couillet. Là, la magie opère. Chaque pièce est inspectée manuellement par des équipes formées à distinguer les vêtements de qualité des articles usés ou irrécupérables.

    Une femme trie des vêtements dans un centre de tri textile

    Que se passe-t-il ensuite ?

    1. Vêtements en bon état : direction les rayons d’une de nos 32 boutiques. 
    2. Vêtements non sélectionnés pour partir en boutique : ces articles partent à l’exportation dans les pays du Sud où ils auront une deuxième vie.
    3. Textiles inutilisables 
      • Revalorisation créative : certaines belles pièces trop détériorées sont revalorisées. Notre atelier de couture RE-VIVE confectionne des pièces uniques sur base de tissus usagés et les rend accessibles à toutes les tailles, tous les styles et tous les budgets. Le gros plus ? Vous êtes certain-e d’avoir une pièce unique. Plutôt cool non ?
      • Recyclage des matières : Tout ce qui ne peut pas être réutilisé, part au recyclage en Flandre et aux Pays-Bas, où les textiles sont traités selon leurs matières. Par exemple : les pulls et jeans sont déchiquetés en petits morceaux et utilisés dans l’isolation. Le coton sera lui découpé pour en faire des chiffons d’essuyage (dont une partie est coupée dans nos atelier)

    Cette étape de tri est réalisée par une équipe d’environ 100 travailleur-euse-s, contribuant à l’objectif de la mission sociale de Terre ASBL : créer des emplois pour des personnes au départ peu qualifiées.

    Chiffre-clé : En 2023, plus de 17% des collectes étaient composées de déchets non textiles, nous coûtant plus d’un million d’euros. Et oui, un petit geste qui semble anodin pour vous mais qui a un impact énorme sur nous.

    Une seconde vie en boutique

    Les vêtements soigneusement sélectionnés pour la revente arrivent dans les boutiques Terre. 

    Dans un magasin de vêtements de seconde main, une femme s'occupe de l'agencement des vêtements tout en les examinant.

    Un large choix pour toutes les envies

    Que vous cherchiez un manteau d’hiver chaud et stylé, une petite robe vintage pour une occasion spéciale ou un jean intemporel, vous y trouverez une variété impressionnante de pièces à des prix imbattables. 

    Nos boutiques ne se limitent pas aux basiques : elles regorgent de pépites, comme des vêtements vintages, des accessoires tendances et même des articles de marque qui raviront les amateurs de mode. 

    Pourquoi choisir Terre ?

    Pensez-y : acheter dans une boutique Terre, c’est soutenir un modèle circulaire et solidaire. C’est aussi faire de bonnes affaires !

    Un magasin rempli de vêtements vintages, soigneusement disposés sur des étagères et des cintres.

    De l’achat à la consommation responsable

    Saviez-vous que le secteur de la mode est l’un des plus polluants au monde ? L’achat de vêtements chez Terre ASBL ne se limite pas à un acte de consommation, mais s’inscrit dans une démarche plus large de respect de l’environnement et de soutien à des projets sociaux. En réutilisant des vêtements, vous contribuez à réduire la demande de production textile.

    L’argent que vous dépensez est réinvesti dans des actions solidaires et dans la création d’emplois pour des personnes éloignées du marché du travail. C’est un cercle vertueux qui bénéficie à la fois à la planète et à la société.

    Les défis du futur

    Le secteur de la collecte et de la seconde main fait face à de nombreux défis :

    • La concurrence des plateformes comme Vinted : Ces plateformes modifient les habitudes de consommation et réduisent parfois la qualité des dons.
    • L’ultra fast fashion : Cette tendance augmente les volumes de déchets textiles à traiter.
    • Les incivilités : Les dépôts inappropriés dans les bulles représentent un défi environnemental et financier.

    Malgré tout, Terre reste déterminée à poursuivre son engagement pour une économie circulaire.

    Comment participer ?

    Pour maximiser l’impact de vos dons :

    • Triez vos vêtements : donnez uniquement des textiles propres et encore utilisables.
    • Respectez les bulles : ne déposez pas d’objets non textiles.
    • Achetez de seconde main : rendez visite à nos magasins pour découvrir des pièces uniques et durables.

    Un cycle vertueux

    De la bulle de collecte à votre dressing, vos vêtements suivent un parcours responsable et durable. En les donnant à Terre, vous soutenez une mission socialeécologique et économique essentielle. Et si vous veniez découvrir les coulisses lors d’une visite de nos centres de tri ? Contactez-nous.

    La crise de la filière textile de seconde main

    Comprendre la crise de la filière textile de seconde main

    Le secteur du textile de seconde main traverse une période de turbulences sans précédent. En raison de l’inflation de l’offre et de la mauvaise qualité des textiles recyclés, il fait face à une véritable « tempête » qui menace de perturber son fonctionnement. Des titres récents dans la presse, comme ceux du Soir, de la RTBF ou encore de Canal Z, pointent du doigt les dérives du marché, où une quantité de vêtements mal triés et de mauvaise qualité inonde les points de collecte et les circuits de vente. 

    Découvrez les analyses pour comprendre les causes et les solutions à cette crise :

    5 raisons de privilégier le shopping de seconde main

    Privilégier le shopping de seconde main, ok, mais pourquoi ? Vous vous souvenez de cette veste que vous avez achetée il y a quelques mois et que vous n’avez portée qu’une fois ? Ou de ce t-shirt qui s’est décoloré après un seul lavage ? Ces situations, on les a toutes et tous vécues. La fast fashion, avec ses promesses de nouveautés à prix cassés, nous a habitués à une consommation frénétique et peu durable. Mais, heureusement, la seconde main est une alternative qui change la donne !

    Voici 5 bonnes raisons de franchir le pas et, en bonus, quelques conseils pour consommer plus responsable.

    1. Protéger l’environnement, un vêtement à la fois

    Les chiffres sont clairs : produire un jean nécessite environ 11.000 litres d’eau, soit l’équivalent de 285 douches ! Les émissions de CO2 liées à la fabrication textile représentent à elles seules 10 % des émissions mondiales. Pourtant, des tonnes de vêtements neufs continuent d’être produits pour répondre aux tendances éphémères de la fast fashion, créant des montagnes de déchets textiles difficiles à recycler.

    Conseil : Avant d’acheter un vêtement neuf, pensez à l’option seconde main. Chaque article acheté en seconde main, c’est une économie de ressources et une réduction de l’empreinte carbone. Dans nos magasins, des pièces de qualité, déjà triées et inspectées, vous attendent !

    2. Préserver votre portefeuille tout en trouvant des pièces uniques

    L’inflation impacte notre quotidien, et le budget consacré aux vêtements peut rapidement peser. La seconde main permet non seulement de dépenser moins, mais aussi de trouver des pièces de qualité qui dureront dans le temps. Parfois, on peut même mettre la main sur des vêtements de grandes marques à prix mini ! Cela signifie un investissement dans des articles durables et abordables, contrairement aux produits de fast fashion souvent peu résistants.

    En Wallonie, les magasins de seconde main proposent des vêtements jusqu’à 70 % moins chers que leurs équivalents neufs.

    Conseil : N’hésitez pas à visiter régulièrement les magasins de seconde main, car les stocks sont souvent renouvelés. Le plaisir de dénicher une belle pièce est bien plus satisfaisant que de suivre la dernière tendance de la fast fashion. Dans nos magasins, de nouveaux articles sont ajoutés quotidiennement aux rayons.

    3. Soutenir une économie solidaire et locale 

    Acheter en seconde main n’est pas seulement un choix personnel, c’est aussi un acte solidaire. Chez Terre asbl par exemple, ce sont 270 personnes qui travaillent au quotidien pour collecter, trier et vendre des vêtements et accessoires. Ces emplois sont essentiels pour faire fonctionner l’économie locale, et chaque achat dans une boutique de seconde main contribue à pérenniser ces activités et à encourager un modèle circulaire.

    Conseil : Lorsque vous achetez un vêtement d’occasion, pensez à l’histoire derrière votre achat. Derrière chaque article trié, il y a des équipes engagées et des emplois locaux. Vous participez directement à une démarche d’économie sociale qui a un impact concret sur la vie des gens. 

    4. Combattre la fast fashion et ses effets néfastes

    Les vêtements bon marché, produits rapidement et souvent de piètre qualité, ne durent en moyenne que quelques mois avant de finir en décharge. Aujourd’hui, des entreprises chinoises produisent des milliards d’articles chaque année, rendant impossible un recyclage adéquat. La conséquence ? Des tonnes de textiles s’accumulent, et les débouchés pour ces vêtements de faible qualité sont de plus en plus restreints.

    Conseil : Renseignez-vous sur l’origine des vêtements que vous achetez et privilégiez la seconde main pour éviter d’alimenter ce cycle. Les articles que vous retrouverez dans les boutiques Terre sont souvent de meilleure qualité et résistent mieux au temps que les pièces de fast fashion, qui sont produites pour durer le moins longtemps possible… Vous rendant accros au renouvellement de votre garde-robe !

    5. Un choix infini d’articles à petits prix

    Quand on pense seconde main, on imagine souvent des vêtements usés ou démodés. Détrompez-vous ! Les magasins de seconde main regorgent de pépites. 

    Dans nos boutiques Terre, retrouvez des rayons remplis d’accessoires, chaussures, linges de maison et vêtements pour hommes, femmes enfants, allant des basiques indémodables aux articles plus audacieux. Vous pouvez dénicher des marques réputées à des prix défiant toute concurrence, ainsi que des pièces vintages qui ajoutent du caractère à votre look. Avec la seconde main, le choix est illimité, et chaque visite en magasin peut vous réserver des surprises !

    Chaque achat de seconde main compte

    En choisissant la seconde main, vous participez à un modèle économique responsable, vous réduisez votre empreinte écologique et soutenez l’économie locale. Chaque achat, même le plus petit, est un choix qui fait une réelle différence dans un monde saturé de produits jetables. La prochaine fois que vous avez envie de renouveau dans votre garde-robe, pensez à la seconde main : une façon de se faire plaisir tout en agissant pour un futur plus durable.

    On vous donne rendez-vous dans un de nos magasins ! Suivez nous aussi sur Facebook pour rester au courant de nos actualités et offres.